Le grand rendez-vous tricolore des industriels a réuni, du 5 au 8 mars à Lyon, l’ensemble des acteurs de La French Fab. Retour sur une rencontre au sommet riche en échanges et résolument tournée vers demain.

Né l’an dernier de la fusion de quatre salons (Smart Industries, Industrie, Midest et Tôlexpo), Global Industrie a attiré cette année pas moins de 45 000 visiteurs et 2 500 exposants dont 40 % d’internationaux, selon l’organisateur, GL Events. Toutes les filières, toute la chaîne de valeur et l’ensemble des acteurs du monde de l’industrie y ont pris part : des plus beaux fleurons de l’industrie tricolore aux start-up innovantes, en passant par les laboratoires de recherche, les sous-traitants et les équipementiers, venus des quatre coins de l’Hexagone pour faire des affaires, montrer leur savoir-faire et accélérer leur mutation vers l’industrie du futur.

La French Fab à l’honneur

Pendant les quatre journées du salon, les stands ne désemplissaient pas. Sur celui partagé par Bpifrance et La French Fab, les entrepreneurs ont pu s’informer tout au long de l’événement sur les solutions d’accompagnement proposées par Bpifrance pour aider les entreprises industrielles dans leur transformation numérique, écologique et énergétique. Sur ce même stand, des conférences se sont enchaînées pour décortiquer différents thèmes au cœur de l’industrie de demain : l’intelligence artificielle, la fabrication additive, le jumeau numérique1 … qui ouvrent tout un champ des possibles.
Autre temps fort, Le French Fab Tour qui, depuis le 15 janvier, sillonne la France pour promouvoir l’industrie tricolore, s’est invité, l’espace de deux jours, sur l’esplanade du parc d’exposition pour rencontrer les acteurs industriels d’aujourd’hui et de demain

 

Usine 4.0 et robots, vedettes de l’événement

L’industrie 4.0, un concept inventé en Allemagne en 2012, était visible aux quatre coins du salon. Une usine connectée éphémère grandeur nature a cette année encore été érigée pour illustrer le processus de fabrication intelligent. Cobots, digitalisation, jumeau numérique 3D, réalité augmentée… y étaient au service de toutes les phases de la production de médailles. Coup de projecteur également sur les robots industriels qui faisant leur show à l’intérieur de l’espace Robotics Show. Celui du fabricant allemand Kuka faisait la démonstration de son agilité en servant des pintes de bière, pendant que le robot poisson bionique de Festo reconstituait les mouvements de l’animal. Et il fallait longuement patienter pour accéder au stand de Capsix dont le robot masseur faisait le bonheur des visiteurs grâce aux démonstrations de ses massages décontractants. De quoi conforter la start-up lyonnaise dans son projet de location du robot aux entreprises au service du bien-être des collaborateurs.


La robotique, une opportunité pour la France

La robotique, de fait, a le vent en poupe. Le marché mondial de robots industriels, tiré par l’Asie, a explosé en 2017, totalisant plus de 16 milliards de dollars de chiffre d’affaires soit 380 000 de robots vendus, d’après les statistiques de la Fédération internationale de robotique. 

Robotique : la France a tous les atouts pour bénéficier de la croissance mondiale

Désormais, les robots investissent non seulement des usines, mais aussi les secteurs de la logistique, l’agriculture, le domaine militaire, les services ou encore la médecine. « La France a des atouts pour bénéficier de cette croissance », a estimé Julien Tognola, chef du service de l’industrie à la Direction générale des entreprises, en lançant les états généraux de la robotique, dont la 5e édition visait à structurer cette filière encore émergente. « Nos fabricants sont bien positionnés sur les robots industriels de service. Les prévisions pour ceux-ci sont encore plus dynamiques que pour le secteur dans son ensemble, avec un potentiel de croissance de 20 à 25 % par an sur la période de 2018 à 2020 », a-t-il détaillé. Forte de ses 1 300 chercheurs spécialisés dans le secteur, la France est bien placée dans la course mondiale en matière de recherche robotique.

Les innovations de demain au service de l'industrie

Nouveauté de cette édition du salon, le Village Recherche a réuni plusieurs laboratoires désireux de créer des partenariats avec des entreprises industrielles. Le Laboratoire Ampère, qui fédère trois établissements lyonnais (Insa Lyon, Ecole centrale de Lyon et l’Université Claude Bernard) avec le CNRS, accueille ainsi des doctorants sur des projets industriels en matière d’électronique de puissance, tandis que le réseau des Carnot mène des projets de recherche appliquée au service des entreprises. Plus loin, le village de l’IoT attirait avec des innovations telles que Bob, l’assistant personnel de maintenance conçu par l’ETI angevine Eolane, ou encore le fil connecté fondé sur la technologie d’identification radiofréquence (RFID) de la pépite grenobloise Primo1D qui vise la traçabilité des textiles.

L’Internet des Objets côtoyait le Village Start-up, où les jeunes pousses cherchaient à séduire des partenaires industriels avec une kyrielle d’innovations. L’entreprise parisienne Ubudu y présentait sa solution d’hyper-localisation, pendant que la start-up Foxyz, basée à Tarbes, expliquait le fonctionnement de son ERP à destination des PME et des TPE. Sur le stand de la jeune société bordelaise ThinkDeep AT, on pouvait enfiler les lunettes de réalité virtuelle pour analyser l’environnement grâce à l’intelligence artificielle. Quant à la jeune pousse belge Arkite, à l’origine d’un « ange gardien » virtuel qui prévient les techniciens en cas d’erreur sur une opération, elle était à la recherche de partenaires, intégrateurs comme distributeurs, pour se développer en France.

Sept innovations récompensées

Enfin, sept entreprises innovantes ont été récompensées dans le cadre de Global Industrie Awards. Simsoft Industry a remporté le prix de la mutation industrielle pour son assistant vocal intelligent dédié aux techniciens de l’industrie. L’entreprise Cathelain s’est vue remettre le prix de la nouvelle technologie pour sa solution qui connecte la boulonnerie spéciale destinée aux assemblages de sécurité, tandis qu’Index France a reçu le prix de la performance productive pour son centre de tournage-fraisage. Autre lauréat, Creative Eurecom a été salué pour son dispositif médical destiné aux patients atteints de mucoviscidose, RFIT a reçu le prix de la réussite collaborative pour son boîtier connecté qui permet aux compacteurs de déchets de communiquer sur la localisation et le type de déchets traité, tandis que le prix de la solution responsable a été décerné à Silltec pour sa machine-outil dédiée au décapage des outillages. Le Prix de la start-up est quant à lui revenu à Ellistat pour son logiciel permettant de régler automatiquement les machines-outils.

Autant d’exemples de l’excellence d’une industrie tricolore en pleine évolution. Rendez-vous est d’ores et déjà donné aux industriels de La French Fab du 31 mars au 3 avril 2020, pour une nouvelle édition du salon.

1: la réplique virtuelle d’un produit, d’un processus ou d’un système

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