Goodeed: à 23 ans, Vincent Touboul Flachaire transforme les publicités en dons

Vincent Touboul Flachaire se définit comme un entrepreneur social. À 23 ans, il est à la tête de Goodeed, une entreprise solidaire qui démocratise le don sur internet, en regardant simplement une publicité.

Vincent Touboul Flachaire a l’âme d’un entrepreneur. Mais un entrepreneur social. « Je souhaitais créer une entreprise avec une vocation collective et non individualiste » explique le fondateur de Goodeed. Le principe est simple, visionner des publicités sur internet pour faire un don à une association.

En 2012, Vincent lit l’ouvrage Pour une économie plus humaine, de Muhammad Yunus. Les travaux du « banquiers des pauvres » inspirent le jeune lycéen âgé de seulement 17 ans. « C’était en pleine période de noël. Il y avait pleins de publicités pour différentes marques mais aussi d’ONG qui appelaient aux dons. Je voyais ces deux mondes s’entrechoquer. J’ai pensé que ce serait cool de créer un système capable de les réunir ».
Le 16 mars 2014, le site est lancé. Aujourd’hui, Goodeed comptabilise plus d’un million d’euros récoltés pour des associations grâce aux visionnages de publicités.

Une invitation au “Goalkeepers” de Melinda et Bill Gates

À 17 ans, avoir une idée d’entreprise est déjà un grand pas vers l’entrepreneuriat, mais concrétiser ce projet en est un autre. « C’était une idée qui comprenait plusieurs enjeux : technologique, publicitaire et associatif. On ne connaissait rien de tout ça. Il fallait créer une communauté. » Pour ce faire, Vincent Touboul Flachaire participe à des concours d’entrepreneurs. En 2014, année où il lance le site Goodeed, il devient lauréat du prix 100 jours pour entreprendre. « Ça a permis de fédérer des personnes autour du projet et de se faire connaître ». En 2016 il remporte le Prix Pépite.

Deux ans plus tard, il est invité par la fondation Bill et Melinda Gates à participer au Goalkeepers. Un évènement destiné à encourager la jeune génération de dirigeants à s’impliquer dans la lutte contre la pauvreté, les maladies ou encore le réchauffement climatique. « Je suis hyper fier d’y avoir participé, mais je suis surtout fier de tout ce qu’on a fait pour en arriver là ».

Avec Goodeed, « tout le monde y gagne »

Goodeed comptabilise aujourd’hui plus de 130 projets associatifs et travaillent avec 100 marques différentes. L’entreprise s’agrandit année après année. En mars 2018, elle a été rachetée par KissKissBankBank et La Banque Postale. « C’est plus facile d’être rattaché à des grands groupes pour lever des fonds et ainsi évoluer. On ne voulait pas s’associer avec n’importe qui, mais avec des entreprises qui nous ressemblent, proches des citoyens ».

« La solidarité est vraiment en train de devenir une tendance qui s’inscrit dans le temps. » Avec Goodeed, les entreprises peuvent avoir une portée positive en intégrant dans leur budget publicitaire un engagement pour une association. « Ils voient dans ce projet un moyen d’attirer un nouveau public, plus jeune ». Les donateurs sont majoritairement âgés de 15 à 35 ans. « Les internautes ne subissent pas les publicités intrusives sur internet, ils choisissent de les regarder pour financer des projets ». Les entreprises, les internautes et les associations « tout le monde y gagne ».

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