Imparfaite : le vintage pour une mode plus responsable

Cardigan autrichien, Levis 501 ou encore col Claudine brodé, vous pourrez trouver tous les must have des années 70, 80 et 90, chez Imparfaite ! La plateforme spécialisée croit au potentiel du vintage comme alternative pour s’habiller avec style, à petit prix et sans succomber à la fast fashion, une des industries les plus polluantes au monde. Dans cet article découvrez le credo d’Imparfaite par Camille Gabbi, co-fondatrice de la marque. 

En 2017, Ariane de Béchade et Camille Gabbi deux amies amoureuses du vintage décident de lancer Imparfaite, une marketplace proposant des vêtements de seconde main d’avant les années 2000. Aujourd’hui, en plus de permettre la digitalisation de 1300 commerces partenaires, professionnels du vêtement d’occasion, ce duo de choc réinvente à travers Imparfaite le style « à la française » désinvolte, branché mais aussi éco-responsable.

Rendre le vintage accessible et tendance 

42 % des femmes françaises affirment avoir acheté une pièce de seconde main lors de la dernière année selon une étude du IFM (Institut de Mode Français). Le marché de la seconde main est en expansion, en particulier celui du vintage qui ne cesse de faire de nouveaux adeptes, notamment dans l’écosystème des réseaux sociaux. De plus en plus de personnes sont intéressées par une consommation responsable. « On voulait permettre à des femmes urbaines qui ont des agendas remplis, qui sont convaincues de la valeur ajoutée du vintage à la fois sur le style et l’environnement, d’avoir accès à ces pépites sans passer une après-midi à chiner dans des friperies. », nous explique Camille, co-fondatrice d’Imparfaite. La plateforme Imparfaite répond aussi aux besoins des vendeurs professionnels. Beaucoup d’entre eux peinent à se digitaliser. « Il ne faut pas oublier que ce sont des pièces uniques et que s’occuper de la vente et du côté digital est un métier à part entière, qui coûte beaucoup de temps aux commerces physiques. Notre idée n’était pas de s’installer et de concurrencer les commerces de la seconde main mais de leur apporter notre expertise digitale en profitant de leur expertise du vêtement. » précise Camille, co-fondatrice d’Imparfaite.

Le vêtement : un bien durable et non éphémère

Au-delà de ce besoin de trouver des pièces uniques, chics et à petits prix, Imparfaite adopte une philosophie du vêtement à l’encontre de celle de la mode actuelle. Le vintage est valorisé au détriment de la seconde main en général, pour sa valeur émotionnelle et intemporelle. Selon Camille Gabbi, les défauts du vêtement sont des souvenirs précieux de sa vie antérieure : le col non symétrique, la manche plus bouffante d’un côté que de l’autre, sont des imperfections qui font l’histoire du vêtement et qui racontent sa trajectoire avant de venir à nous. « C’est aussi notre vision de la beauté féminine à la française, avoir ce “je ne sais quoi” d’imparfait qui fait tout le charme ». La philosophie d’Imparfaite est avant tout de revaloriser le vêtement et de le voir comme un compagnon de vie, un héritage précieux contre le dictat de la mode de l’éphémère. « Le temps écrème les belles pièces, les vêtements qui ont passé l’épreuve du temps sont des pièces de qualité. », nous explique la co-fondatrice. C’est cet esprit de vêtement durable, solide et unique qu’Imparfaite prône. Le but est de cultiver le soin du vêtement considéré comme un bien à valeur artistique et émotionnelle.

Faire réfléchir les grands acteurs de la mode sur leurs productions

Face à cette tendance croissante de consommation responsable, de nombreuses enseignes de mode classiques se sentent concernées. Pour imparfaite, mettre en valeur la seconde main et le vintage c’est l’occasion pour ces enseignes de se remettre en question. Certaines le font correctement, d’autres succombent au green washing comme nous explique la co-fondatrice « Ce qui est intéressant c’est de faire comprendre aux enseignes de fast fashion qu’elles n’ont plus le monopole de la tendance à petit prix, que des alternatives responsables sont à même de répondre à ce besoin aussi facilement qu’elles. Certaines marques de prêt-à-porter ont réellement saisi le message et se réinventent sans cesse pour réduire leur impact écologique, pour d’autres, il s’agit de campagne de communication sans réels engagements. Notre raison d’être, au-delà du style et du beau vêtement, reste de faire réfléchir ces enseignes sur leurs pratiques en prônant une mode responsable." 

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