Israël : booster son innovation dans la première start-up nation

Fort d’un écosystème exceptionnel, ce champion de la R&D regorge d’opportunités pour les entreprises tricolores innovantes. L’essentiel à savoir avant d’embarquer pour la Silicon Wadi.

Près de 7 000 jeunes pousses pour seulement 8,5 millions d’habitants, 4,5 % du PIB dévolus à la R&D, plus de 300 centres de recherche établis par des multinationales, des universités d’excellence - à l’instar de Technion, des levées de fonds et des exits record (comme l'auto tech Mobileye, qui a été acquise l’an dernier par Intel pour 15,3 milliards de dollars)… c’est dire si Israël abrite un écosystème d’innovation à la densité unique ! Ajoutons à cela un esprit entrepreneurial fort, la qualité du capital humain et une relation historique avec les Etats-Unis et cette start-up nation, baptisée « Silicon Wadi », qui se verrait bien évoluer en scale-up nation, d'ailleurs, regorge d’atouts et d’opportunités pour les entreprises innovantes à la recherche de perspectives de développement.

Secteurs high-tech porteurs

La plus grande économie du Proche-Orient, à laquelle le FMI prédit un taux de croissance de 3,4 % en 2018, offre de nombreux débouchés dans ses différents domaines d’expertise high-tech - de la cybersécurité à l’environnement en passant par l’automobile, la fintech, la santé numérique, sans oublier bien sûr l’intelligence artificielle

France et Israël : des écosystèmes complémentaires

« Il existe beaucoup de complémentarités entre les écosystèmes français et israélien », souligne Aurélie Guthmann, représentante de Bpifrance en Israël. Ce qui se traduit sur le terrain par nombre d'initiatives : rachats, créations de joint-ventures, implantations de centres de R&D, partenariats entre PME pour développer de nouveaux produits, sont autant d'illustrations de la vigueur des relations entre la France et ce pays exportateur, qui peut par ailleurs servir de tremplin vers les marchés américain, asiatique ou africain.

Projets de co-développement franco-israéliens

Pour les PME et ETI tricolores désireuses de doper un peu plus leur innovation dans cet environnement porteur, un accord entre Bpifrance et l’autorité d’innovation israélienne permet notamment de financer des projets de co-développement franco-israéliens. Exemple de cette initiative, un récent appel à projets mettant l’accent sur les collaborations entre entreprises israéliennes et françaises dans les secteurs de la cybersécurité et de l’automobile intelligente ou encore le programme Agri-Food Tech.
Opportunité de croissance et de développement, ces accompagnements sont aussi pour les sociétés hexagonales une occasion d’apprendre en s’immergeant dans un écosystème israélien qui recèle bien des enseignements. « On est surpris par le mélange qui existe entre l’enseignement, l’incubation, l’accélération et le marché » en Israël, explique ainsi Patrick Cornet, responsable programmes collaboratifs internationaux au sein de Bpifrance. « L’idée est d’amener les entreprises françaises à se mettre dans cette ambiance et à s’en inspirer ». L’un des enjeux pour elles est notamment d’apprendre à adapter leurs innovations aux perspectives commerciales et aux évolutions du marché.

Des clés pour comprendre

Attention aux différences culturelles, cependant. Un élément qui surprend parfois certaines sociétés françaises plongées dans l’écosystème local : la rapidité d’exécution et de décision. Tout comme les manières informelles dans les affaires, mais associées à un art de la négociation qui rend les discussions parfois ardues. « Une entreprise française a de quoi se sentir un peu bousculée par des contacts qui peuvent être considérés comme rugueux parce que très directs », prévient Patrick Cornet. Mais c’est aussi un pays accueillant où, une fois la confiance établie, les relations sont aisées…

Autre clé, « nous avons une large communauté française en Israël, dotée de vrais relais locaux et de facilitateurs pour pénétrer plus facilement les marchés », rappelle Aurélie Guthmann. Parmi eux, le French Tech Hub Israël y sert de passerelle pour créer des liens entre les pépites de la tech française et celles de la start-up nation israélienne.

De plus en plus d’entreprises tricolores profitent déjà de ce dynamisme hors pair. Si nombre de grands groupes français y sont présents, de belles ETI et PME y sont également actives. Keyrus, spécialiste de la data intelligence, implanté dans le pays, de même que Emosis, une PME strasbourgeoise spécialisée dans la détection des anomalies de l’hémostase, et qui a créé une filiale de R&D à Tel Aviv, sont également des exemples à suivre.

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