Jérémy Clédat, fondateur de Welcome to the Jungle se met en « rêve général »

Avec un million d’utilisateurs par mois, Welcome to the Jungle semble avoir réussi son pari en dépoussiérant le marché de l’offre d’emplois. À la tête de la plateforme de recrutement et de création de contenus, Jérémy Clédat revient sur ses rêves d’adolescent devenu entrepreneur.

Il n’a jamais rêvé de chiffres. Pourtant, Jérémy Clédat, cofondateur de Welcome to the Jungle vient de réaliser un tour de table de 20 millions d’euros en Série C pour poursuivre son ascension européenne. En aidant les recruteurs à se « vendre » aux candidats à travers des interviews de salariés, ou des pages de présentation sur la culture de l’entreprise, l’entrepreneur semble avoir inversé les rôles.

Sites trop pauvres, sans infos : « le marché du travail peut vite être assimilé à une jungle. On a voulu créer du sens, pour les entreprises et pour les candidats. La relation employeur/employé doit devenir transparente et équilibrée », soutient-il.

Bpifrance : Vous faites partie des cinq startups ayant levé le plus de fonds le mois dernier, vous en rêviez quelques années en arrière ?

Jérémy Clédat : Honnêtement, non. Quand on a monté Welcome to the Jungle, c’était dans le but de créer une vraie expérience candidat. Pas pour lever des fonds. D’ailleurs, on n’avait même pas rédigé de business plan ou d’analyses chiffrées. On a suivi notre intuition, en espérant que la réponse qu’on apporterait serait adaptée.

B : Quand il était petit, à quoi rêvait Jérémy ?

J.C : De créer des effets spéciaux pour Star Wars ! Et entre nous, je rêve toujours de ça en secret. Mais je crois que j’ai pris du retard, alors j’ai mis ce rêve de côté parce qu’il faut bien gagner sa vie ! À côté de ça, j’aime beaucoup l’architecture et la décoration d’intérieure. D’ailleurs, depuis que la boîte a grandi, j’ai la chance de pouvoir me pencher sur ces sujets d’aménagement de nos bureaux à Paris, à Prague ou à Barcelone.

B : Et depuis que vous êtes « grand » ?

J.C : Aujourd’hui, je rêve de pouvoir continuer à développer Welcome to the Jungle en pérennisant le modèle. Et dans un second temps, j’aimerais créer une structure à but non lucratif, une fondation par exemple. Je pourrai mener une réflexion sur des sujets auxquels on ne peut pas s’intéresser au quotidien, faute de temps et de moyens, comme la formation initiale ou supérieure.

B : Vous pensez pouvoir deviner à quoi rêvent vos équipes ?

J.C : Que nos projets se réalisent ? (rires). Plus sérieusement, je reste persuadé que beaucoup d’entre eux rêvent d’international. C’est un sujet qui les anime, la mobilité, l’opportunité de travailler avec des nationalités différentes… Mais il faudrait leur poser la question !

B : Et sinon, un entrepreneur ça a des rêves fous ?

J.C : C’est difficile d’avoir le temps de rêver avec un quotidien aussi prenant ! Et rêver de chiffres, de taille d’entreprise, de nombre de salariés, ce n’est pas du tout mon truc. Ça peut être l’arbre qui cache la forêt. Je me suis fixé comme objectif de construire une entreprise pérenne qui survivra à ses fondateurs. On a créé Welcome à deux, avec de vraies valeurs communes. J’espère que dans dix ans, nos liens et notre vision n’auront pas changés.

Welcome to the Jungle 

  • Média et plateforme de recrutement 
  • Création : 2015
  • 20M€ levés en 2019
  • 140 collaborateurs 
  • 2 700 entreprises référencées sur la plateforme
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