Près de 600 entrepreneurs ont répondu à l’appel de Bpifrance le 17 mai pour Jour I, lors d’une journée d’ateliers et d’échanges organisée pour soutenir le développement international des entreprises tricolores. Désireux de se lancer ou de transformer l’essai, ils sont venus réseauter et prendre contact avec les experts de toute la Team France export.

Emmenés par l’ancien rugbyman Laurent Pakihivatau, près de 600 entrepreneurs ont exécuté, dans un élan collectif, un haka de Wallis et Futuna en signe de ralliement, lors de la réunion du 17 mai au stade Matmut Lyon, pour Jour I. Une journée thématique placée sous le signe du développement international des entreprises tricolores et marquée par un plein d’énergie. Et qui ne pouvait se dérouler que dans la capitale de la région Auvergne Rhône-Alpes, première en France au point de vue industriel et deuxième à l'export.
« Se projeter à l’international est incroyablement stimulant », a lancé Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, en donnant le coup d’envoi de la séance plénière. « L’international est un moyen de transformer complètement votre entreprise et d'attirer les jeunes. C’est aussi un marqueur d’innovation et de compétitivité », a-t-il souligné. Et d’exhorter les entrepreneurs : « Ayez le désir de l’export et de l’implantation à l’international ». Pour ce faire, ils peuvent s'appuyer sur la boîte à outils de Bpifrance pour le financement, les garanties et l'accompagnement au-delà des frontières. Et cette ambition ne peut être menée à bien que grâce au jeu collectif. Celui-ci, illustré par le petit coq bleu de La French Fab, emblème du renouveau de l’industrie française, était d’ailleurs arboré par de nombreux participants.

Paroles d’exportateurs

Preuve qu'internationalisation rime avec réussite, nombreux ont été les dirigeants de PME ou d’ETI rompus à l’export qui sont venus partager leur expérience lors d’une table-ronde. 

Il n’y a pas de réussite sans réussite humaine

Olivier Ginot, président de la société lyonnaise GL Events, spécialisée dans l’événementiel et déployée dans 25 pays, où elle réalise 500 millions d’euros de chiffre d’affaires, a prévenu d’emblée : l’international n’est pas toujours un long fleuve tranquille... Celui qui a récemment fait 144 heures d'avion en un mois seulement estime que, si une forte volonté d'en découdre à l’international est présente, la satisfaction des équipes qui en découle est considérable. D'autant qu'il n’y a pas de réussite sans réussite humaine...

Pour Valérie Maybon, patronne du fournisseur de solutions anti-usure Technogenia, l’export se construit par étapes. Cette PME basée à Saint-Jorioz (Haute-Savoie), qui réalise 80 % de son C.A. à l’export, a débuté son aventure internationale peu après sa création, son produit innovant ayant trouvé son tout premier marché aux Etats-Unis. La société y a démarré avec un agent, puis un distributeur, et enfin, elle y a ouvert une filiale. Echo identique du côté de Philippe Eyraud, dirigeant du fabricant d’agitateurs industriels Mixel à Dardilly, en banlieue lyonnaise, pour qui la politique des petit pas est « indispensable ». Il a en effet tiré la leçon de son échec au Brésil, où il avait voulu se déployer à toute allure, sans prendre « le temps de s’imprégner de la culture » du pays.

Autre dimension cruciale lorsqu’on se développe loin de la France : les ressources humaines. Eric Babolat, Pdg de Babolat, une entreprise lyonnaise spécialisée dans les équipements en sports de raquette présente dans 160 pays, a ainsi souligné l’importance de représentants locaux pour sa société. L’idéal, dans les équipes internationales, étant selon lui d’avoir des profils biculturels qui maîtrisent la langue et connaissent la culture, sans oublier le critère de mobilité. Et d’estimer que le V.I.E. peut représenter un bon moyen pour tester un futur collaborateur et « faire le lien » avec une destination. Philippe Eyraud, lui, « crée » lui-même des saute-frontières. « J’ai embauché un jeune Chinois et au terme des cinq ans qu’il a passés en France, je viens de l’envoyer en Chine. Parfaitement imprégné de notre culture d'entreprise, il y sera un atout incroyable », assure-t-il. Quant à Valérie Maybon, elle en est convaincue : l’international est avant tout une histoire de rencontre avec des professionnels qui croient au produit de la société, en interne comme localement.

Networking

Autant de paroles inspirantes qui ont motivé les participants à creuser les différents aspects de la conquête de l’international à travers une série d’ateliers et de rendez-vous individuels en BtoB au gré de l’événement. Qu’ils soient candidats à la primo-exportation ou qu’ils aient déjà déployé leurs ailes à l’international, ils ont pu s’informer sur les bonnes pratiques auprès des experts de toute la Team France export.

Emportés par l’enthousiasme palpable tout au long de la journée, les entrepreneurs n’ont pas hésité à se prêter au jeu du networking - étape incontournable pour nouer des contacts et échanger, lors du cocktail de clôture. « Je cherche un prestataire au Brésil », confiait ainsi Séverine Minassian, sales manager chez Speedernet, une entreprise lyonnaise spécialisée dans le digital learning. Et de rencontrer dans la foulée Brasilizy, un cabinet lyonnais de conseil qui accompagne des entreprises dans leur projet d’installation dans ce pays. « Nous nous ouvrons actuellement à l’international », avec des bureaux à New York et en Tunisie, glissait de son côté Muriel Versini, représentante de l’éditeur lyonnais de logiciels Silverprod, à la recherche de contacts au sein de son écosystème. Autant d'occasions de commencer à jouer collectif pour attaquer un jour ensemble de nouveaux marchés !


Partagez cette actu !
Abonnez-vous !

Recevez les dernières actualités directement dans votre boîte email.

CONNECTEZ-VOUS AVEC L’UNIVERS ENTREPREUNARIAL

Ne perdez pas le fil


Une erreur est survenue sur la page.


Cliquez ici pour retourner à la page d'accueil

RT @LaFrenchFab: « Donner d'avantage de visibilité à l'industrie française est essentiel ! » @AgnesJullian , présidente de @Technilum une e…