Julien Zakoian [Meero] : « Il faut des visuels frais partout, tout le temps »

Trois ans. C’est le peu temps qu’il aura fallu à Meero, startup de sous-traitance photographique, pour devenir une licorne. Julien Zakoian General Manager de l’entreprise aux Etats-Unis, est l’une des personnalités qui a fait 2019.  

« En dix ans, il y a eu un changement complet dans la manière dont les marques produisent du sens ». Julien Zakoian, General Manager de Meero aux Etats-Unis, a observé de près cette mutation vers une société de plus en plus sensible à l’image. Une transformation qui a donc amené Meero, dès sa création en 2016, à rassembler une immense communauté de photographes pour proposer des visuels aux marques de manière rapide et efficace. Juilen Zakoian nous en dit plus sur la licorne sur la scène de l’Ampli lors du Bpifrance Inno Generation.  

Vitesse et qualité : la formule gagnante de Meero 

Grâce à sa communauté de 60 000 photographes, la réactivité de Meero dans la production de visuels est un atout majeur pour les entreprises. « Avant, les marques n’avaient besoin de faire que quelques shootings par an pour être en mesure de produire du contenu qu’ils allaient utiliser pour toutes leurs campagnes. Aujourd’hui, ça ne marche plus du tout comme ça. Il faut des visuels frais partout, tout le temps », affirme Julien Zakoian. Meero s’engage également à fournir un contenu qualitatif à ses clients. « Quand on va mobiliser un photographe, il faut qu’il ait au minimum un matériel de l’ordre de 2 000 euros. On a aussi un système de notation de nos photographes », ajoute-t-il. 

Pour répondre aux exigences des marques, Meero s’appuie aussi sur un algorithme IA qui retouche les photos. « Ça nous permet d’économiser jusqu’à 70 % de temps sur certains photoshoots», explique-t-il. Néanmoins, Julien Zakoian reconnaît que « ce que fait Meero ne peut pas être défini comme de l’art », alors qu’un algorithme d’intelligence artificielle est utilisé pour un procédé normalement effectué par les photographes eux-mêmes. L’usage de technologies ne devrait toutefois pas s’arrêter en si bon chemin après la levée de fonds de 205 millions d’euros réalisée par Meero en juin dernier. Elle ambitionne maintenant de proposer ses services aux particuliers. 

« Aujourd’hui, si on veut s’exprimer, on produit une image » 

Pour Julien Zakoian, si Meero connaît une ascension fulgurante, c’est aussi parce que la société est profondément en train de changer. « Il y a 10 ans, quand on voulait s’exprimer, on écrivait un texte. Aujourd’hui, si on veut s’exprimer, on produit une image et on va utiliser des mots pour commenter ce visuel », détaille le General Manager Etats-Unis de Meero. La startup possède déjà des bureaux à Tokyo, New York ou encore Los Angeles. 

Selon lui, ce qui fait aussi le succès du visuel, c’est son langage universel. « On peut tous se parler avec les images. A nous de voir ce que l’on fait de cette chance. Soit on continue à envoyer des emojis sur les réseaux sociaux, soit on se dit qu’on veut que nos enfants, en plus des grands écrivains, étudient les grands photographes. Si cette société devient une société de l’image, les photographes devraient être les écrivains de demain ».  

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