L’entrepreneuriat se conjugue aussi au féminin

La parité homme-femme en matière de création d’entreprise commence par l’égalité des chances.

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Entre vie privée et vie professionnelle, les femmes ont choisi depuis longtemps

Les deux à la fois ! Les enquêtes montrent en tout cas qu’elles font de leur carrière une priorité tout autant que les hommes, et aspirent autant qu’eux à devenir « entrepreneure ». En France, pourtant, elles ne représentent encore que 30 % des créations d’entreprises. Un constat qui a la vie dure mais qui est de plus en plus malmené.

Car la solidarité féminine fait son œuvre.

Il existe en effet des réseaux d’accompagnement entièrement organisés par et pour les femmes, à l’instar de Fédérations Pionnières, Mampreneurs, Entreprendre au Féminin ou Racines. Depuis février dernier, un site s’emploie même à recenser ces structures : ellesentreprennent.fr. Véritable plateforme d’information et d’orientation, il liste également les prix et concours spécialement destinées aux créatrices, à l’exemple de celui proposé par le réseau social Biilink, doté de 25 000 euros.

Géré par l’APCE, le nouveau site fait partie des récentes mesures prises par le gouvernement dans le cadre de son plan pour le développement de l’entrepreneuriat au féminin. Son objectif : faire progresser de 10 points le taux de création par les femmes d’ici à 2017, soit 82 000 entreprises supplémentaires en trois ans.

Au cœur de ce défi réside bien sûr la problématique du financement, encore plus épineuse pour les créatrices. Bpifrance veille particulièrement à la réduction des inégalités.

Mais entreprendre au féminin, c’est aussi s’affranchir des stéréotypes.

Comme ceux qui voudraient cantonner l’ambition des créatrices à l’économie sociale et solidaire. Un regard au palmarès Women Equity, qui distingue les 50 plus performantes PME dirigées par des femmes, nous apprend cependant que l’industrie et le commerce sont les secteurs les plus représentés – la moitié du classement. Autre constat : presque toutes leurs dirigeantes ont fondé ou repris leur société, celles qui doivent leur poste à une promotion restant l’exception.

En somme, pour les femmes, la création d’entreprise est bien le meilleur ascenseur social.