L’industrie du futur vue par… Pierre-Jean Leduc (Dedienne Multiplasturgy Group)

Comment les dirigeants de PME et ETI industrielles définissent l’usine du futur et envisagent l’avenir de l’industrie ? Pour le savoir Bpifrance Le Lab est allé à la rencontre de Pierre-Jean Leduc, le président de Dedienne Multiplasturgy, une entreprise patrimoniale de fabrication de pièces en plastique et en composite à forte valeur ajoutée pour l’automobile et l’aéronautique.

L’industrie du futur : une source de productivité

Nous sommes très en veille, très à l’affût de ce qui peut se développer. Pour faire plus vite, mieux et moins cher, il faut avoir accès à la data plus vite. Nous avons de la robotique, mais on n’a pas de ligne pilote qui fonctionne en boucle fermée. C’est là-dessus qu’on va devoir travailler. Avoir des lignes connectées, autonomes, capables de remonter de l’information en temps réel et de faire de la maintenance prédictive, c’est ça notre horizon aujourd’hui. Les best in class, comme Bosch, en sont là, nous pas encore. Nous avons tout un tas de gisements de productivité.
La difficulté que peut avoir un groupe comme Dedienne, c’est de ne pas avoir de produits propres. On réalise le produit de nos clients et nous sommes une entreprise de technologies et de services. Notre enjeu c’est d’optimiser l’utilisation de nos machines et de nos équipes. Quand on est Renault et qu’on fabrique le moteur de la Clio du 1er au dernier jour de l’année, c’est peut-être plus simple d’aller vers ce type de schéma ultra sophistiqué. Nous, on doit être ultra flexibles, ultra agiles, ne pas s’enfermer dans un carcan. Il ne s’agit pas d’investir massivement pour le compte d’un client au détriment de nos marges, donc de notre futur. C’est une équation compliquée.

L’industrie du futur : ce n’est pas que la technologie !

"L'’industrie du futur, c’est celle qui nous permettra d’être encore présents dans les 50 années qui viennent."

L’industrie du futur, c’est l’industrie qui nous permettra d’être encore là demain et après-demain. Il ne faut pas se faire plaisir avec les mots. Dedienne, c’est 71 ans d’existence, d’impôts sur les sociétés : on a toujours été bénéficiaire. Alors pour moi, l’industrie du futur, c’est celle qui nous permettra d’être encore présents dans les 50 années qui viennent.

Il ne faut pas parler d’industrie du futur que pour le plaisir de la technologie. La technologie, comme celle du digital est bien évidement nécessaire, c’est un vrai challenge plein d’opportunités pour notre avenir, mais c’est avant tout un moyen pour être plus efficient mais pas une fin en soi. C’est un juste équilibre entre l’utilisation des technologies de pointe et de l’homme que l’on doit rechercher. Quand doit-on automatiser ? Quand doit-on passer par l’homme ? Le bon sens doit primer et il faut toujours poser l’équation économique à court et moyen terme avant de passer à l’action. Je le répète, il faut raisonner sur le moyen, et long terme, rien ne doit se faire au détriment de notre futur.

Ce témoignage est extrait de l’étude « L’avenir de l’industrie » de Bpifrance Le Lab. En effet, un vent d’optimisme souffle sur l’industrie française. La ré-industrialisation n’est plus un rêve fou. Retrouvez l’intégralité de cette étude et des pistes d’actions pour refonder une industrie forte en France sur le site de Bpifrance Le Lab.
#GardiensDeLIndustrie

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