L’international, l’opportunité de la décennie pour les entreprises françaises

Dans sa dernière publication intitulée « Manifeste pour un renouveau de l’exportation française », la Fabrique de l’Exportation expose les défis que représentera l’international durant la prochaine décennie et donne aux entreprises toutes les clés pour les relever.

La conquête de l’international représentera un des moteurs clés de croissance pour les entreprises françaises durant la prochaine décennie. C’est le constat de la Fabrique de l’Exportation, un think tank qui partage régulièrement travaux et documentations d’experts de l’international avec une mission précise : guider les entreprises qui montrent un fort intérêt pour l’international, qu’elles y soient déjà ou qu’elles hésitent encore à y poser leurs valises. Son dernier travail en date, le « Manifeste pour un renouveau de l’exportation française », propose 4 recommandations aux entreprises françaises qui souhaiteraient faire face aux défis de l’international ces prochaines années :  investir les terrains où se jouera la croissance des années 2021-2030, monter en gamme dans les stratégies et les compétences internationales, placer la coopération inter-entreprises au cœur de la démarche d'internationalisation, et construire un récit moderne du commerce international français.

Coopération et entraide, le duo gagnant de l’international

Parmi ces recommandations : stratégie et compétences internationales devront rester à l’esprit des entreprises qui souhaitent s’exporter. Des sujets sur lesquels le manifeste les invite même à monter en gamme. Le positionnement sur un grand nombre de marchés, ou même des formations en interne, permettent de mieux appréhender les différences que présentent chaque pays et de voir ses compétences internationales augmenter rapidement. De nombreuses études pointent un lien entre le niveau de compétence des entreprises et leur succès à l’international. Le développement des formations universitaires et des études en lien avec ce domaine devient alors un point crucial, de même que la revalorisation de la discipline du commerce international.

La coopération entre entreprises françaises est, là aussi, une solution clé de cette montée en gamme. Les entreprises peuvent ainsi plus facilement répondre à leurs objectifs d’internationalisation en passant par des tiers qui disposent des expertises qui pourraient leur manquer. Une exportation collaborative que le manifeste place d’ailleurs « au cœur de la démarche d’internationalisation ». Le soutien des organismes offrant soutien et accompagnement se révèle ainsi décisif, puisqu’ils peuvent permettre le développement de solutions favorisant l’exportation collaborative, mais aussi la diffusion de ce savoir-faire coopératif auprès d’autres entreprises intéressées par l’export.  

Les enjeux majeurs de la prochaine décennie  

Ces stratégies et compétences seront davantage utiles si elles prennent en compte certains territoires et enjeux à ne pas négliger. Le manifeste identifie par exemple 10 pays potentiellement porteurs de richesse lors de la prochaine décennie, par ordre décroissant : la Chine, l’Inde, les Etats-Unis, l’Indonésie, la Turquie, le Brésil, l’Égypte, la Russie, le Japon et l’Allemagne. Une liste qui pourrait tout à fait évoluer selon l’issue trouvée à la pandémie.

Le jeu des réglementations de plus en plus sévères, la sensibilité grandissante des consommateurs pour la consommation locale et la tendance aux circuits courts pourraient aussi favoriser les échanges au sein de blocs commerciaux, au détriment des échanges inter-blocs. Une telle perspective doit amener les entreprises à adapter leur mode d’entrée et à revoir leur stratégie à l’approche d’un nouveau marché, en optant davantage pour les implantations industrielles.

Autre sujet actuel incontournable : l’empreinte écologique des exportations. Préoccupation grandissante des consommateurs, l’empreinte carbone des produits importés fera aussi l’objet de taxes. Si la France se démarque déjà en fabriquant à partir d’électricité bas-carbone, c’est un point qu’elle devra continuer d’améliorer, notamment en termes de recyclage de gestion de vie des produits.

D’autres enjeux à portée internationale sont également à surveiller, et notamment celles qu’amènent la crise sanitaire de la Covid-19.

Oser l’international en temps de crise sanitaire

L’international est un véritable terrain de croissance pour les entreprises françaises. Un terrain qui s’est vu bousculé par la Covid-19 … Mais pas forcément négativement. La crise sanitaire ouvre en effet de nouvelles perspectives sur le reste du monde, en bouleversant certaines de ses tendances. 

La digitalisation par exemple, enjeu déjà prépondérant auparavant, s’est vu prendre une ampleur considérable. Elle permet l’ouverture de nouveaux modes d’entrées plus agiles sur les marchés, avec le e-commerce mais aussi avec la possibilité d’exporter un plus grand nombre de services (formation, interprétariat, IA, etc.) et de données. Elle révolutionne également la façon d’envisager les relations d’affaires et inter-entreprises.

La Covid-19 confirme également le poids stratégique de certaines régions du globe. C’est le cas de l’Asie, qui continue de marquer sa présence dans le tableau mondial de l’innovation. Ce continent s’est déjà démarqué sur la scène internationale lors des deux dernières décennies, avec une croissance qui représente les deux tiers de la croissance mondiale (70,9%) en 2019. Le manifeste précise d’ailleurs que le marché asiatique continuera d’être très porteur lors de la prochaine décennie puisqu’on y verra apparaître 90% des nouveaux consommateurs de la classe moyenne. Enfin, l’Afrique aura aussi prouvé sa résilience lors de cette crise, et l’on attend une importante croissance de sa part dans l’économie mondiale d’ici à 2050.

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