La France veut doper les investissements étrangers

A l’issue d’un « conseil de l’attractivité » auquel ont assisté une trentaine de patrons étrangers, François Hollande a annoncé plusieurs mesures visant à séduire les investisseurs internationaux.

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C’est un « conseil de l’attractivité » exceptionnel qui s’est tenu le lundi 17 février. Face à François Hollande, entouré de 10 membres du gouvernement, une trentaine de grands patrons étrangers ont eu la primeur de plusieurs mesures visant à renouer avec les investissements étrangers.

Parmi les dispositifs mis en place, l’exécutif français a officialisé la fusion de l’Agence française pour les investissements internationaux et d’Ubifrance, la structure chargée d’accompagner les entreprises françaises à l’export. Ce nouvel outil de promotion de la France regroupera 1 500 personnes pour un budget de 200 millions d’euros et sera présent dans 65 pays à l’étranger.

Autre décision phare, elle concerne la création d’un « passeport talents » qui prendra la forme d’un visa de 4 ans pour les jeunes diplômés qualifiés, les chercheurs, ou bien encore les travailleurs hautement diplômés. De plus, les étudiants étrangers pourront bénéficier d’une carte de séjour dont la durée correspondra désormais à celle de leurs études. Les entrepreneurs et chargés d’affaires pourront, quant à eux, se voir remettre un visa de 5 ans.

Les start-up étrangères ne sont pas oubliées puisqu’elles disposeront dorénavant d’un interlocuteur unique, d’une aide financière de 25 000 euros et d’un accompagnement dans leur installation sur le territoire français.

Un élan déjà engagé

Ces décisions viennent compléter un ensemble de mécanismes visant à doper la compétitivité française avec, pour socle commun, l’attention portée à l’innovation sous toutes ses formes.

Le 13 février, le chef de l’Etat, en visite aux Etats-Unis, a inauguré le « French Tech Hub », un accélérateur public qui a pour ambition d’accueillir 60 entreprises françaises par an pour les accompagner dans leur développement aux Etats-Unis. Avec pour objectif de faire de la France, dans et hors de ses frontières, une « Start-Up République ». Pour y parvenir, les moyens financiers vont suivre. À titre d’exemple, Bpifrance va consacrer, en 2014, un milliard d’euros au financement de l’innovation. C’est 30 % de plus qu’en 2013.