La recette du succès d’Augustin Paluel-Marmont (Michel et Augustin)

Quelle est la recette derrière l’incroyable succès de Michel et Augustin ? Un concept unique ? Une formation de haut niveau ? Un management atypique ? Réponse avec le portrait d'un de ses fondateurs, un talent tricolore devenu grand, Augustin Paluel-Marmont.

Impossible de les manquer ! Depuis quelques années, leurs, deux visages espiègles animent les rayons desserts, apposés sur les paquets de petits sablés « Ronds et bons », les bouteilles de yogourts liquides rebaptisés « Vache à boire » ou encore « L’incroyable mousse au chocolat ». Aussi doués en marketing qu’en pâtisserie, Augustin Paluel-Marmont et Michel de Rovira, autoproclamés « trublions du goût », n’ont pas hésité, ce fut leur premier fait d’armes, à descendre nus (le corps juste couvert de quelques taches façon vache) dans le métro parisien ou à interpeller Bill Gates lors du Salon des entrepreneurs pour distribuer leurs produits.

L’agitateur gourmand

Se mettre en scène, raconter des histoires,créer des événements, animer une communauté sur les réseaux sociaux, les Ben & Jerry’s français, cofondateurs de la marque Michel et Augustin, jouent sur la différence, à coups de messages brillants et transgressifs. Et ça marche. Quatorze ans après la création de leur entreprise, celle-ci affiche 60 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 100 salariés. Cerise sur le gâteau : leur succès a attiré Danone qui, en 2016, a acquis 40 % du capital de la marque au ton décalé et devrait progressivement en prendre le contrôle d’ici à cinq ans, pour une valorisation totale comprise entre 75 et 100 millions d’euros.

Augustin Paluel-Marmont est sans doute le plus naturellement trublion des deux. « J’étais un étudiant moyen et atypique », dit-il. Ce quadra reconnaît avoir toujours eu le projet de devenir entrepreneur. En 2004, il se lance avec un vieux copain d’école, Michel de Rovira, dans la fabrication de biscuits après avoir concocté un guide sur les meilleures boulangeries de Paris. La savoureuse entreprise prospère. Elle réussit même en 2015 à décrocher le statut envié de fournisseur de la chaîne de cafés Starbucks, avec des méthodes toujours aussi provocantes – c’est décidément la marque de fabrique : après une campagne sur les réseaux sociaux #AllezHowardunCafé, un « commando » dépêché de Paris débarque au siège de Starbucks, à Seattle, et décroche au débotté un rendez-vous avec Howard Schultz, le patron de la firme américaine. Alors que Michel (ancien consultant du Crédit Lyonnais à Boston) gère les finances, Augustin est le créatif du duo.

Après deux ans passés à New York avec sa famille pour installer la marque, comprendre le marché américain et en tirer des enseignements pour la suite de l’internationalisation, l’entrepreneur quadra est rentré en septembre 2017 à Paris. « Plein d’usage et de raison » comme Ulysse, mais surtout plein de nouvelles idées pour les quinze ans à venir de la marque.

Cette recette du succès est extraite de : Ces entrepreneurs Made in France, Patricia Salentey, Alisio, un ouvrage postfacé par Nicolas Dufourcq, directeur général Bpifrance.

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