La recette du succès de Céline Lazorthes (Leetchi)

Quelle est la recette derrière l’incroyable succès du Leetchi ? Un concept unique ? Une formation de haut niveau ? Un management atypique ? Réponse avec le portrait de sa fondatrice, un talent tricolore devenu grand, Céline Lazorthes.

En dix ans « faire un Leetchi » est devenu monnaie courante. Pas un anniversaire, pas une fête, pas un cadeau commun qui ne soit associé à la cagnotte en ligne imaginée par Céline Lazorthes en 2009. À seulement 24 ans, celle-ci crée un ovni bancaire rapidement convoité par le Crédit Mutuel Arkéa, qui rachètera la pépite en 2015, tout en gardant à sa tête la présidente fondatrice.

La reine de la cagnotte

Cette pionnière de la « Fintech » a imaginé la première une plate-forme de collecte en ligne, alors qu’étudiante elle organisait la journée d’intégration de son master à HEC. Une galère classique lorsqu’il s’agit de faire circuler une enveloppe entre ceux qui n’ont pas de monnaie, ceux qui n’ont pas le temps ou les éternels injoignables qui se dérobent pour rembourser l’argent avancé. Elle peaufine son projet pendant les derniers mois de sa formation et lance Leetchi dans la foulée.

À l’époque, l’idée collaborative est dans l’air du temps et la start-up se développe rapidement. Un premier business angel, un des fondateurs du site Fotolia, repère le projet avant même que Céline Lazorthes n’en dépose les statuts. Il entraîne à sa suite Xavier Niel, puis un fonds abondera… L’aventure est partie. Le site, qui fait office d’établissement bancaire en mettant l’argent récolté à disposition du bénéficiaire, moyennant une commission, va devenir une référence de la collecte communautaire.

C’est grâce à son caractère de battante, entre autres, que cette Toulousaine de naissance attribue sa réussite. Son credo ? La fameuse formule anglaise : « I don’t take no for an answer. » Autre atout de la jeune femme : cette capacité à créer sa chance en allant au-devant de rencontres décisives, qu’il s’agisse de ses futurs managers ou investisseurs, et à tirer parti de chaque situation.

Aussi, lorsque le Crédit Mutuel Arkéa lui propose de racheter 86 % du capital, pour environ 50 millions d’euros, alors qu’elle avait l’option de réaliser une levée de fonds de 25 millions d’euros, elle opte pour un choix moins risqué – et le plus lucratif : vendre. La meilleure solution explique t-elle, pour ses actionnaires, pour ses collaborateurs, pour elle-même et pour l’avenir de Leetchi. Manque d’ambition ? Non, un sens des réalités bien ancré, le sentiment profond d’être responsable de l’avenir de ses équipes et la conviction qu’avec un partenaire comme la banque mutualiste, l’aventure pourra se déployer à taille XL, à l’international. Car si la dame met l’humain au cœur de son entreprise, son cap reste bien la croissance. Et si quelques sites concurrents ont repris son concept, Leetchi, titulaire d’une licence européenne d’établissement de monnaie électronique, a déjà pris une bonne longueur d’avance dans les techniques de solutions de paiement collaboratives sur Internet. La récolte des fruits ne fait que commencer.

Cette recette du succès est extraite de : Ces entrepreneurs Made in France, Patricia Salentey, Alisio, un ouvrage postfacé par Nicolas Dufourcq, directeur général Bpifrance.

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