Le coworking : 3 bonnes raisons de partager ses bureaux

Forts de nombreux avantages pour les jeunes entrepreneurs, les espaces de coworking se multiplient en France. Lieux de nouveaux réseaux, les bureaux partagés rencontrent un succès croissant. On en compte désormais plus de 120 répartis sur l’ensemble du territoire.

  • Etudes
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1. Un confort pour la trésorerie

Depuis son apparition aux États-Unis en 2006, le coworking ne cesse de faire des adeptes dans le monde. Et pour cause : ces bureaux partagés se louent à la journée comme au mois. « En moyenne, le coût mensuel varie selon les régions de 150 euros à 400 euros par mois et par poste de travail », précise Marie Barbier, directrice marketing du site Bureaux à Partager. Avantage immédiat : l’entreprise n’a pas à signer de bail. « Un véritable soulagement pour la trésorerie d’une jeune structure puisque l’entrepreneur va économiser l’équivalent des mois de loyers à verser d’avance dans le cadre d’un contrat de location classique ! », explique la jeune femme.

2. Se créer un nouveau réseau

Partager un bureau permet aussi, tout simplement, de ne pas rester seul. Mieux : un espace de coworking, au-delà d'un bureau, d’un fauteuil et d’une connexion Internet, offre la possibilité réelle de s’insérer dans un réseau. « Les synergies avec des métiers complémentaires donnent toujours des résultats fructueux, affirme Marie Barbier. Les entreprises qui partagent un même espace finissent souvent par travailler ensemble. » Les partages d'expérience et les échanges d'idées au quotidien expliquent l'engouement de l'économie collaborative pour les bureaux partagés.

3. Des espaces dédiés à l'innovation

En France aussi, la formule fait recette. Selon une étude menée par Deskwanted en 2013, l’Hexagone pointe au 6ème rang européen avec plus de 120 espaces créés depuis 2008. « La tendance s’inscrit dans le long terme et connaît une accélération depuis la fin de l’année 2012 », confirme Marie Barbier. Certains espaces de coworking se présentent comme des lieux dédiés à l’innovation, tel le Numa, devenu le lieu incontournable des jeunes pousses parisiennes du numérique. Sur 1 500 m2 : l’espace de travail partagé est complété par un lieu dédié aux événements (conférences…), un incubateur et même des « Fab-Lab », ces structures souples qui permettent de réaliser des prototypes. D'autres espaces de coworking ont tendance à se spécialiser comme, par exemple, la Ruche à Paris ou la Boussol’ à Brest, centrés sur l’écologie et l’économie solidaire.

Une journée de test gratuit

« L’entrepreneur a l’obligation de bien se renseigner et de tester le lieu, prévient Marie Barbier. Dans de nombreux cas, les espaces proposent une journée d’essai gratuite pour que le chef d’entreprise puisse vérifier l’adéquation entre ses projets et la structure qu’il compte intégrer. » Mais quand l'entreprise atteint une certaine taille, autour de quatre collaborateurs, elle doit penser à quitter les lieux car la formule n’est plus adaptée. Il faut alors évoluer vers d'autres systèmes, par exemple la colocation d’entreprise.