Le management à la danoise, un gage de réussite ?

Considéré comme l'un des meilleurs du monde par les écoles de commerce, ce style de gestion humaine est de nature à améliorer la productivité et stimuler l'innovation dans les entreprises. Découvrez comment !

  • Conseils pratiques
  • Management
  • Nationale
  • 24 octobre 2017
  • Temps de lecture: 2 min

Comment faire en sorte que les salariés ne fassent pas seulement ce qu'on attend d'eux mais ce qu'ils sont capables de faire, autrement dit, beaucoup plus ? Nombreux sont les managers qui se posent cette question. Certes, la réponse tient sans doute à la nécessité pour eux de faire preuve de « leadership » avant tout. Mais il n'en reste pas moins que les Danois, principalement célébrés pour la "flexisécurité" qu'ils appliquent au marché de l'emploi, ont aussi quelques recettes en matière de gestion humaine. Que vous pourriez mettre en œuvre en tant que manager.

Les managers danois travaillent peu...

Première chose que les gestionnaires danois font par rapport à leurs homologues français ou américains c'est de... travailler moins. Autrement dit, ils effectuent des heures de bureau normales, sans se transformer en bourreau de travail. L'avantage est immense. D'abord, des horaires de type 9 heures -18 heures permettent de ne pas s'épuiser. Mais surtout, d'être plus efficace dans le temps qui est volontairement imparti. Pas de parlotte dans les réunions. Pas de présentéisme non plus à la fin de la journée. Au contraire, pour les salariés danois en tout cas, si un manager reste tard au bureau, c'est qu'il n'est pas à la hauteur de sa tâche, ou, pis, qu'il ne sait pas déléguer. Autant de mauvais points aux yeux de ceux que vous êtes censé gérer... Eux font de même : en 2016, un salarié danois travaillait en moyenne 1 410 heures par an, contre 1 472 pour un Français et 1 783 pour un salarié aux Etats-Unis, selon les statistiques de l'OCDE. Deuxième secret : Soyez cool. Les équipes, au Danemark, appellent immanquablement leur supérieur hiérarchique par son prénom, par exemple.

Leviers de créativité

Et pas d'autoritarisme, évidemment. Dans une société plutôt horizontale, à l'opposé des structures hiérarchique du reste de l'Europe, les managers danois ne donnent pas d'ordres directs. Ils se contentent de suggérer ce qui doit être fait (et acceptent sans broncher toute suggestion différente, bien entendu...). Résultat, une « démocratie » plus grande - qui se repère également à la présence de salariés de base dans les conseils d'administration, par exemple. Le tout est de nature à libérer le potentiel créatif des salariés, à qui l'on fait confiance et qui savent également travailler en équipe.

Troisième élément, la formation. Cela paraît évident, mais on sait qu'en France, la formation continue pourrait mieux fonctionner... Au Danemark, elle doit, sans exception, s'appliquer à tous, tout au long de la carrière. Moralité, pour manager à la danoise, il vous faut quasiment aller au devant des désirs des membres de vos équipes, et en tout cas prendre en compte les qualifications mais aussi les atouts et les qualités humaines de chacun, pour échafauder de véritables plans de carrière ou des évolutions radicales.

Productivité au beau fixe

Le tout n'a que des effets bénéfiques. Les salariés se sentent respectés, écoutés, et ils font en général plus - et mieux - que ce qu'on pouvait espérer d'eux.