Le pari gagnant du cloud computing

Il combine avantages économiques pour les entreprises et dimension de souveraineté nationale. Le cloud computing fait désormais figure de priorité française. Explications.

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Plus révolution économique qu’informatique, le cloud computing est désormais partout (+20 % de croissance en France en 2013). Le concept désigne une réalité où les ressources informatiques sont stockées à distance sur un espace du réseau Internet. Les avantages de la technologie, qui supprime le recours à une infrastructure locale de serveurs et de logiciels, sont multiples tant pour les petites structures que pour les grandes entreprises.

Des bénéfices tous azimuts

Le cloud computing permet, tout d’abord de réduire, voire de supprimer les frais d’investissement. Les services associés sont, en effet facturés selon un modèle de « paiement à l’utilisation ». Pour les entreprises, c’est un choix gagnant puisqu’elles n’ont plus à investir dans le matériel (« hardware ») et les licences de softwares. De plus, à l’heure où la mobilité en entreprises est sur toutes les lèvres, le cloud computing peut se révéler un atout précieux puisqu’il suffit d’avoir un accès à Internet pour accéder aux ressources.

Le cloud computing améliore également la collaboration. Il permet aux employés, où qu’ils se trouvent, de synchroniser leurs actions et de travailler sur des documents et des applications partagées simultanément.

Mais externaliser son offre informatique n’est pas évident. Confier les données les plus précieuses de son entreprise à un prestataire externe nécessite des garanties importantes en termes de sécurisation et de confidentialité des données, notamment lorsque ce service est proposé par des entreprises étrangères.

Le cloud computing : une priorité nationale

 
Le cloud computing fait partie des "34 plans de la Nouvelle France industrielle".

Thierry Breton, président directeur général d'Atos, et Octave Klaba, directeur général d’OVH, chefs de projet du plan « cloud computing », rendront leurs conclusions à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, dans quelques semaines. L’objectif sera de favoriser le développement de la demande autant dans le secteur privé que public.

Au-delà de ses avantages économiques, le cloud computing possède également une dimension de souveraineté nationale. Après le scandale des écoutes de la NSA, faire surgir des champions nationaux du cloud computing, dans un marché largement contrôlé par les États-Unis, se révèle indispensable pour construire une vraie alternative française et se protéger au mieux contre les fuites de données.