Nord-Pas de Calais, les fruits d'une reconversion réussie

3e région économique française, le Nord-Pas-de-Calais est une petite région en taille mais densément peuplée et d'un grand dynamisme entrepreneurial. Des atouts qui lui ont assuré une belle reconversion après le déclin de ses activités historiques.

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Berceau de la vente à distance

Cette ancienne région industrielle spécialisée dès le XIXe siècle dans le charbon, l’acier et le textile, a su réorienter ses activités après la deuxième guerre mondiale, notamment vers le tertiaire. Elle accueille aujourd’hui de grandes enseignes de la vente par correspondance, telle que la Redoute, 3 Suisses, Damart. La grande distribution, avec le groupe Auchan, est aussi présente depuis le début des années 60. Toutes ces enseignes ont su transposer leurs savoir-faire dans le e-commerce en utilisant leurs fichiers clients et leurs capacités logistiques.

Le renouveau de l'automobile et du ferroviaire

Grâce au dynamisme des acteurs régionaux et locaux et à la bonne réputation de sa main d'œuvre, la région a su attirer une forte industrie automobile, avec une dizaine d'usines de constructeurs et leurs sous-traitants : Renault à Douai, Toyota à Onnaing dans le Valenciennois, par exemple. Le ferroviaire français a su aussi renaître ou se développer, avec Alstom à Petite-Forêt, Bombardier à Crespin ou encore Arbel Fauvet Rail à Douai.

Ports et logistique

La façade maritime du Nord-Pas-de-Calais concentre également une importante activité portuaire à Boulogne-sur-Mer (1er port de pêche français en volume), Calais (premier port pour le nombre de voyageurs transmanche) et Dunkerque (troisième port pour le trafic pondéreux minéralier).
Autre atout économique : sa position géographique centrale au cœur de l’Europe, servie par un important réseau autoroutier et le Tunnel sous la Manche, permet à la région d'accueillir une forte activité logistique. Plus de vingt plates-formes multimodales y sont ainsi implantées.

Une agriculture prospère

L’agriculture reste également très présente. La surface agricole occupe les deux tiers du territoire : une production spécialisée dans les céréales, la betterave à sucre, le lin ou la pomme de terre. L’industrie agroalimentaire y est aussi développée avec de nombreuses brasseries, activité traditionnelle de la région, ou encore une forte industrie sucrière, pour transformer la betterave en sucre et en alcool.

Une forte dynamique formation-recherche

Pour réussir sa reconversion, la région a fortement misé sur la formation et l’innovation. Pas moins de sept pôles de compétitivité y sont implantés : Up Tex (filière textile), TEAM2 (Technologies de l’Environnement Appliquées aux Matières et aux Matériaux), NSL (Nutrition, Santé, Longévité), Aquimer (produits aquatiques / filière halieutique), I Trans (transport), Maud (Matériaux et Applications pour une Utilisation Durable) et PICOM (Pôle de Compétitivité Industries du Commerce). Et elle compte sept universités réputées, qui apportent un potentiel d'innovation considérable.