Optimiste mais pas naïf, innovez avec du sens!

Sandra De Bailliencourt, directrice générale Sparknews,animait l’atelier Think « Optimiste mais pas naïf, innovez avec du sens ! » lors de la seconde édition de Bpifrance Inno Génération. Retrouvez les points à retenir de cette rencontre.

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Think -  Optimiste mais pas naïf, innovez avec...par BpifranceInnoGeneration

Derrière le titre de cet atelier se cache la conviction qu’aujourd’hui « développer une activité sans considérations sociétales et environnementales ne nous paraît plus possible », selon l’animatrice, Sandra de Bailliencourt, directrice générale de Sparknews. Neuf entreprises ont bien voulu dévoiler leur vision.

La finance solidaire n'est plus un secteur de babacools

« La finance traditionnelle a une obsession des indicateurs financiers qui ne sont pas forcément responsables de la pérennité d’une entreprise », estime Eva Sadoun, directrice générale de 1001mpact, plateforme d’investissement participatif qu’elle a créée « pour permettre à la société civile de ne plus être passive devant les problèmes sociaux et environnementaux. » Son message ? « La finance solidaire n’est plus un secteur de babacools. On travaille avec des banques privées, des anciens dirigeants de Cac 40… qui ont envie de financer une nouvelle économie. »

Le handicap, créateur de valeur

« Aujourd’hui, avec 7 millions d’euros de chiffre d’affaires, on me prend moins pour un naïf », lance Edouard de Broglie, fondateur du Groupe Ethik et créateur des restaurants Dans le noir, où l’on dîne… dans le noir, et qui emploie des personnes non-voyantes. Le groupe décline ce concept dans des spas ou des entreprises de conseil qui aident à recruter des personnes handicapées à des postes « où elles créent de la valeur. »

La technologie est bienveillante

La data et le machine learning « sont en train d’attaquer de nouveaux domaines, très souvent pour le bien de la société », estime Julien Vinckel, data scientist chez Axa. Exemple, l’assureur utilise la data science « pour la prévention des risques routiers, des catastrophes naturelles, des anomalies de comportement des personnes âgées. » De son côté, Etienne Bureau, directeur marketing et innovation de Viséo, témoigne : « Il y a quelques années, on nous demandait de faire des plates-formes d’e-commerce. Aujourd’hui, ce sont des agences humanitaires mondiales qui nous demandent de les aider, par exemple, à dématérialiser la gestion de l’aide alimentaire. »

Expérience de vie et partage de cultures

Autre innovation positive, Weroom, une plateforme de facilitation de collocation dans les villes européennes par affinités. Partant du fait que pour les moins de 35 ans il est difficile de se loger dans les villes et que la collocation s’avère souvent compliquée, Weroom y a mis du « fluidifiant social ».

Transformations environnementales

Jean Bouteille est une petite société qui propose un système de vrac de liquides et de consignes de bouteilles dans la distribution. « L’objectif est de remplacer le préemballé », précise Xavier Martin, responsable unité régionale Paris de la start-up qui, aujourd’hui, commence à compter parmi ses clients des grands groupes. De son côté, Nicolas Bourdel, consultant au cabinet Enea, estime qu’« au niveau des grands groupes, la RSE est encore considérée comme une contrainte en termes de normes, de réglementations, d’émissions de CO2… et c’est rarement pensé comme un terreau d’opportunités. Nous essayons de travailler avec ces entreprises pour repenser leur besoin. » Mathieu Boullenger, lui, a fondé une entreprise d’insertion dans l’activité économique, Plusqueparfait, spécialisée dans la propreté, ainsi que Leptitplus, une entreprise adaptée où au moins 80 % des salariés sont en situation de handicap, et spécialisée, elle, dans la collecte de déchets. De l’art de marier les problématiques sociales au bénéfice sur l’environnement.