Perpetual Guardian, la société néo-zélandaise pionnière dans l'adoption de la semaine de quatre jours

Nouvelles tendances entrepreneuriales repérées aux quatre coins du monde, Bpifrance est allé voir ailleurs pour vous inspirer. Direction la Nouvelle-Zélande où l’entreprise Perpetual Guardian a adopté la semaine de quatre jours et en tire de nombreux bénéfices.

La semaine de 4 jours... beaucoup en rêvent, mais très peu ont la chance de l’expérimenter au quotidien. À Auckland, en Nouvelle-Zélande, la société de gestion Perpetual Gardian, a testé et adopté avec succès la semaine de 4 jours payés 5 en 2018. Un exemple à suivre pour la première ministre de l’île Jacinda Ardern.

Travailler moins pour gagner autant

La société Perpetual Guardian spécialisée dans la gestion de patrimoine avec plus de 150 milliards de dollars sous gestion, a ainsi décidé en février 2018 de tester durant deux mois la semaine de 4 jours payés 5 sans augmentation des horaires.

C’est sous l’impulsion de son fondateur Andrew Barnes que ce pari managérial a été testé auprès des 240 salariés de l’entreprise. « Si vous donnez aux gens les moyens d’être aussi efficaces au bureau qu’ils peuvent l’être à l’extérieur – en leur accordant plus de temps libre –, vous obtiendrez une meilleure performance au travail », déclarait-il, en 2018 en présentant son idée.

Après avoir été évaluée par des chercheurs universitaires, l’expérimentation a révélé des résultats probants : une productivité en hausse de 20 %, une baisse du stress, des prises d’initiative supplémentaires ou encore une meilleure conciliation entre vie professionnelle et privée. Si bien que la société a pérennisé ce dispositif, qui a récemment inspiré la première ministre.

Relancer l’économie locale, en particulier le tourisme

Pendant que l’augmentation du temps de travail est suggérée, en France et ailleurs, par certaines voix pour relancer l’économie et sauvegarder les entreprises en difficulté, la Nouvelle Zélande recommande l’exact opposé. Jacinda Ardern a déclaré le mois dernier que la semaine de 4 jours permettrait davantage de flexibilité pour les voyages et déplacements des néo-zélandais et que « cela aiderait certainement le tourisme dans tout le pays ». Il faut dire que ce secteur est stratégique. A lui seul, il représente près de 6 % du PIB dont 60 % proviennent des vacanciers et voyageurs locaux, d’après l’office de tourisme néo-zélandais.

Si cette mesure est promue directement en haut lieu, elle ne fera pourtant pas l’objet d’une loi. Les employeurs et les collaborateurs ayant la possibilité de négocier et de l’adopter ou pas.

Un livre et une plateforme pour promouvoir la semaine de 4 jours au travail

Fort de cette expérience réussie, Andrew Barnes est convaincu que la semaine de 4 jours est une solution à démocratiser auprès d’autres entreprises dans le monde entier : « Ce nouveau rythme présente des avantages considérables pour la société : il permet de réduire l'encombrement des routes et des transports publics, de diminuer les coûts des soins de santé, de rendre les familles plus harmonieuses et d'améliorer la qualité de vie », écrit-il dans son ouvrage intitulé The 4 Day Week, publié début 2020, dans lequel il prodigue des conseils. Dans la même optique, il a cofondé The 4 Week Global, une plate-forme destinée à rassembler les personnes qui souhaitent soutenir cette innovation au travail. 

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