Plan Vision 2030 de l’Arabie Saoudite : quelles opportunités pour les entreprises françaises ?

Parce que l’export constitue une étape clé de la croissance d’une entreprise, toute la semaine, nous vous proposons une actualité quotidienne sur la thématique de l‘international. Aujourd’hui, direction l’Arabie Saoudite pour parler de son plan “vision 2030”, abordé lors de Bpifrance Inno Génération.

Depuis trois ans, l’Arabie Saoudite s’est lancée dans une campagne de modernisation de son économie, le plan « Vision 2030 ». Les spécialistes émettent des doutes quant à la faisabilité de tels projets. Rencontre avec Matthieu Etourneau, responsable de la coordination internationale chez SIACI Saint Honoré et représentant du MEDEF au Moyen Orient.

Avec ce plan Vision 2030, l’Arabie Saoudite se lance dans une vaste campagne de réformes économiques. Pourquoi un tel virage ?

Il y a une double nécessité. À la fois, sortir de cette dépendance pétrolière et trouver des débouchés pour cette population très jeune, fortement touchée par le chômage. L’Arabie Saoudite est un État qui a besoin de réformes économiques afin de développer un tissu industriel local pour supporter ce poids démographique important. Cette dépendance économique au pétrole peut être dangereuse. Le prix du baril peut s’effondrer à tout moment et remettre en cause toute l’économie saoudienne. Le prince héritier, Mohamed Ben Salmane a fait de l’après-pétrole l’une de ses lignes directrices.

Parmi les projets, il y a Neom, ville futuriste autosuffisante avec voitures volantes, et complexes hôteliers faramineux. Ces projets seront-t-ils prêts à l’échéance 2030 ?

Non, évidemment. Cela prendra beaucoup plus de temps. Certaines constructions pourraient être finalisées d’ici-là. Les projets de valorisation du site archéologique d’Al-Ula et de la ville vouée aux divertissements près de Riyad, Qaddiya, ont davantage de chances d’émerger. L’Arabie Saoudite est adepte de ces annonces faramineuses. Il y a une quinzaine d’années, le roi Abdellah avait annoncé la construction de « King Abdellah Economic City » à 100km au nord de Jeddah, une cité visant à attirer les entreprises étrangères. Quelques projets ont abouti, mais dans l’ensemble, ce n’est pas du tout finalisé. Cela montre bien que ces réformes prennent énormément de temps.

Quelle pourrait être la place des entreprises françaises dans ces projets ?

Ces méga-projets abordent des secteurs dans lesquels la France est leader. Parmi eux, l’efficacité énergétique, le tourisme ou encore l’aéronautique. Ce sont des secteurs d’excellence des entreprises françaises. Elles peuvent être déterminantes sur tous ces grands contrats, malgré la situation géopolitique parfois tendue. Les entreprises françaises ont une carte à jouer.

Pour aller plus loin, retrouvez en vidéo l’intégralité de l’intervention de Matthieu Etourneau  sur la plateforme Moyen-Orient lors de Bpifrance Inno Génération

L’Arabie Saoudite en quelques chiffres :

  • 1re économie du Moyen Orient
  • Habitants : 33 M
  • PIB : 770 Mds $
  • Pétrole : 70 % des revenus de l’État
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