Rezo Pouce accroît son maillage territorial

Le dispositif d’autostop organisé a conclu un partenariat avec Transdev, l’un des leaders mondiaux de la mobilité. Les objectifs sont notamment d’améliorer le fonctionnement et de déployer ce réseau dans d’autres collectivités territoriales.

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Pour faire face à l’insuffisance des transports publics dans certaines zones rurales et au manque de co-voiturage spontané en Midi-Pyrénées, le dispositif Rezo Pouce a été mis en place en 2010 sous la forme d’une association.

Des différences notables avec Blablacar

Rezo Pouce

Simple et pratique d’utilisation, il permet à toute personne majeure et aux jeunes de 16 ans avec autorisation parentale d’être conducteur, utilisateur ou les deux à la fois. Concrètement, les usagers se rendent à l’un des 410 « arrêts sur le pouce » de la zone avec une fiche destination pour attendre un conducteur muni d’un macaron Rezo Pouce allant dans la même direction.

Ce service totalement gratuit s’effectue sans réservation, tout en étant entièrement sécurisé (chaque membre du réseau étant enregistré dans un fichier). De quoi le différencier nettement du spécialiste du covoiturage Blablacar : « Rezo Pouce est principalement utilisé pour des trajets courts (entre 2 et 20 kilomètres) en zone rurale de manière solidaire, tandis que Blablacar est payant et s’utilise sur de plus longues distances », explique Alain Jean, président-fondateur de Rezo Pouce.

Ce dispositif permet ainsi de « compléter les moyens de transports existants, créer du lien social, structurer, organiser et sécuriser la pratique de l'autostop, et de diminuer l'autosolisme », indique le site web de Rezo Pouce, qui s’est notamment élargi au Languedoc-Roussillon, en Rhône-Alpes et depuis le 9 avril dernier, à certaines communes des Yvelines.

Un partenariat avec un acteur d’envergure

Pour poursuivre son déploiement dans l’Hexagone, Rezo Pouce a conclu en janvier dernier un partenariat avec Transdev, l’un des leaders mondiaux de la mobilité (filiale de Veolia et de la Caisse des Dépôts). « Ce partenariat va nous donner les moyens financiers de mieux nous structurer et de nous organiser, afin de dupliquer notre dispositif dans les collectivités territoriales », avance Alain Jean. Dans ce contexte, le régime associatif n’était plus adapté et Rezo Pouce a été transformé en société coopérative d’intérêt collectif en novembre dernier. Fort de son nouveau statut, Rezo Pouce est en cours d’élaboration d’un nouveau site web et d’une application mobile qui faciliteront davantage son usage.

Près de 1 000 communes adhérentes

L’adhésion à Rezo Pouce est soumise à une cotisation des communes en fonction de leur population (10 000 euros pour plus de 100 000 habitants pour le barème le plus élevé). L’engagement des collectivités territoriales (communes, communauté de communes) s’étale sur une période minimale de trois ans et elles doivent communiquer sur le dispositif. Pour l’heure, plus de 900 communes ont d’ores et déjà mis en place Rezo Pouce et les demandes ne cessent d’affluer, même en provenance de certains départements d’outre-mer…