Rosemood : de la création à Paris, au développement nantais

Créée en 2010 par l’association de trois « amis d’amis » le site de création de faire-part Rosemood a délocalisé ses bureaux à Nantes deux ans plus tard. Rencontrée sur le Salon des Entrepreneurs, Hélène Germain, cofondatrice revient sur les avantages de l’entrepreneuriat en région. 

Ce sont de vrais parisiens. Pourtant, Grégoire Monconduit, Antoine Roche et Hélène Germain n’auront attendu « que » deux ans après la création de leur entreprise pour prendre la direction Ouest. Neuf ans après le lancement de la plateforme de réalisation de faire-part « élégants », l’entreprise va bientôt pouvoir élire domicile dans sa propre tour, la « Rosemood Tower » et ainsi accélérer son développement. 

Comme vous vous êtes lancés en 2010, de gros acteurs comme VistaPrint existaient déjà sur le marché...

Hélène Germain : C’est vrai. Il y avait quelques sites qui proposaient la création de faire-part, mais aucun ne s’était positionné sur le haut-de-gamme. C’est pour cette raison que l’on a choisi cette niche, même si aujourd’hui la plupart sont montés en gamme !  

B : Avec cette nouvelle concurrence, comment marquez-vous votre différence ?  

H.G : Par notre service. On a vraiment investi dans cette « sur-qualité » sur les retouches par exemple. On accorde également beaucoup d’importance à notre service après-vente. Sur le marché, Rosemood est la seule entreprise à réaliser des corrections et à l’inclure dans ses prix, ce qui évite les mauvaises surprises.   

L’autre point clef repose sur la qualité de nos créations. Nous travaillons avec des designers indépendants, qui disposent tous d’une patte artistique différenciée, ce qui permet de renouveler régulièrement nos créations et de proposer une offre qui parle à chacun.  

B : L’entreprise est installée à Nantes, pourquoi avoir choisi cette région ?  

H.G : Au démarrage, Rosemood avait pris ses quartiers à Paris. Mais au bout de deux ans, mes deux associés et moi-même avons décidé de quitter la capitale pour Nantes pour des raisons plus personnelles que professionnelles d’ailleurs. Mais ça s’est avéré être un choix encore plus judicieux que ce que l‘on avait imaginé !  

B : Pourquoi ?

D’abord, parce que l’on peut désormais offrir à nos salariés une qualité de vie meilleure qu’à Paris. A salaire égal, ils n’auraient pas pu devenir propriétaire d’une maison par exemple, et auraient passé plus de temps dans les transports que chez eux avec leur famille.  

On a également eu l’opportunité d’ouvrir notre propre atelier d’impression à 30 minutes de Nantes. A Paris ça aurait été évidemment plus cher, pour un local beaucoup plus excentré.  

B : Quelles autres différences y a-t-il lorsqu'on entreprend à Nantes ?   

H.G : Je dirais l’accueil. On a noué une relation de confiance avec Nantes Metropole et la Société d’aménagement de la métropole Ouest Atlantique (Samoa). Ils nous ont réservé un immeuble pour installer notre Rosemood Tower » par exemple, ce qui aurait été inimaginable à Paris ! De notre côté, on s’investit pour développer l’attractivité de la ville en ouvrant nos portes aux entrepreneurs qui aimeraient se lancer dans la région.  

On a aussi remarqué des différences au niveau de la communication avec les entrepreneurs qui se rendent beaucoup plus disponibles, il y a une vraie entraide locale ce qui a contribué à la réussite de Rosemood. 

B : Vous rêvez de quoi pour 2020 ?  

De conquérir l’Europe, tout en développant notre engagement écoresponsable !  

Rosemood : 

Création : 2010
3 associés
110 collaborateurs
8M€ de CA en 2018
Objectif : 10M€ en 2019
France, UK , Allemagne

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