Créée en 2019 par Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, la startup deeptech SpaceSense souhaite rendre les informations issues de l’imagerie satellite accessibles à toutes les industries.

Plus 1,3 million d’hectares monitorés de façon quotidienne dans une dizaine de pays, sur 3 continents. Grâce à une technologie basée sur l’intelligence artificielle (IA) et l’imagerie satellite, jusque-là uniquement utilisée par les industries militaire et pétrolière, SpaceSense simplifie l'utilisation des images satellites des sols. Pour développer une solution globale et personnalisable, Jyotsna Budideti et Sami Yacoubi, ont entamé deux collaborations d’envergure avec l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d'études spatiales (CNES).

Démocratiser le New Space

« Le CNES nous aide au plan technique en nous mettant en contact avec des laboratoires et nous offre l’accès à des financements. Dernier en date, le Fonds French Tech Seed de Bpifrance à hauteur de 250 000 euros », précise Sami Yacoubi. Dans le cadre de son incubation dans l’ESA Business Incubation Centre (BIC), la startup bénéficie des contacts de l’ESA et postule à de nombreux appels d’offres de la part de l’agence spatiale pour développer de nouvelles fonctionnalités. « Notre ambition est de démocratiser le New Space et d’être l’un des fers de lance du spatial français », déclare-t-il.

La startup vient de lever 1 million d’euros afin de financer leur technologie d’automatisation des modèles en cours de développement. Cette opération lui a également permis de recruter 2 docteurs en intelligence artificielle et en imagerie satellite, ainsi que 3 autres profils techniques très expérimentés, mais aussi de s’entourer d’experts sur ses 3 grandes problématiques – agriculture, spatial et IA.

Des cas d’usages dans les secteurs de l’agriculture

L’accès aux images satellites permet notamment de veiller à la santé des cultures (vérifier l’humidité des sols, détecter les zones où il y a un problème, observer les évolutions) afin d’aider les agriculteurs à baisser leur consommation d’eau et de fertilisants. C’est aussi une solution de contrôle en matière de stockage de carbone – « un sujet très tendance avec la création des labels bas carbone », comme le rappelle le co-fondateur. Parmi ses clients, des agritech qui accompagnent les agriculteurs via des applications mobiles ou desktop dans la digitalisation de leurs opérations et le monitoring de leurs actions.

Dans le secteur de l’assurance, cette solution permet également de mieux identifier et prévenir de multiples risques agricoles. La startup travaille aussi sur la problématique du gonflement des sols argileux à l’origine de dégâts dans les fondations des habitations causés par la sécheresse. À la clé : gain de temps, réduction des coûts (sur une problématique qui représente à ce jour 1 milliard d’euros en France) et impartialité. « Plus notre solution devient accessible, plus des cas d’usages apparaissent », conclut le dirigeant.

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