Tous ensemble vers une hypercroissance solidaire

Les entreprises qui connaissent l’hypercroissance se heurtent souvent aux enjeux sociaux-environnementaux. Pour s’ancrer dans une durabilité, certaines décident d’avoir un impact positif.

« Il n’y a pas de plan B pour la planète, mais il n’y en a pas non plus pour l’entreprise », affirme Christophe Itier, Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire et à l’innovation sociale. Les questions sociales et environnementales prennent une place de plus en plus importante dans la société française. Pour répondre à ces attentes, les entreprises, quelles que soient leurs tailles, ont un nouveau rôle à jouer, au-delà de la recherche du profit et de la rentabilité. Axelle Lemaire, Global Head de Terra Numerata-Roland Berger, regrette que ces acteurs majeurs ne s’interrogent pas sur « l’accès au marché d’un point de vue social pour permettre une croissance durable. »

Les entrepreneurs à impact encore à la marge

Entreprendre au service de l’intérêt général, c’est ce qui définit les entrepreneurs à impact. Encore peu nombreux en France, ils sont souvent ranger dans la case des entrepreneurs caritatifs et peinent à s’intégrer dans les grands groupes qui appliquent la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Au sein du Next40, seulement 15 % des entreprises ont un impact social et environnemental. « L’objectif solidaire n’est pas encore une priorité pour tous », regrette Manuel Bonnet, vice-président de l’UNEA (Union Nationale des Entreprises Adaptées). 

C’est qui le patron ?! : un exemple d’hypercroissance à l’impact positif 

Certaines entreprises prennent le pari de connaître l’hypercroissance tout en ayant un impact social et environnemental positif. C’est le cas de C’est qui le patron ?!, une entreprise qui applique une stratégie où le consommateur et le salarié sont au cœur même de la démarche entrepreneuriale. Les clients choisissent les produits à commercialiser et votent un prix équilibré qui convient à la fois aux producteurs comme aux consommateurs. Après le succès de son lait « qui rémunère au juste prix son producteur », la jeune marque s’étend à de nouveaux produits et au bio. Le système mis en place est donc bénéfique pour l’éleveur, le consommateur et l’entreprise qui s’occupe de la distribution.  

Par Camille André

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