Viva Technology 2018, un sommet de l’innovation

Stars de la tech, grands groupes, start-up et investisseurs du monde entier se sont réunis, du 24 au 26 mai, à la grand-messe du numérique à Paris. Une troisième édition record, qui a exposé les solutions technologiques innovantes de quelque 9 000 pépites, prêtes à révolutionner aussi bien le business que notre quotidien.

Voitures volantes, robots, objets connectés, solutions d’intelligence artificielle, expériences de réalité virtuelle et même un ordinateur quantique… toute la planète tech est venue afficher ses innovations dernier cri du 24 au 26 mai à la Porte de Versailles à Paris lors du grand show européen du numérique, Viva Technology

Vivatech : « the place to be »

Un événement organisé par Publicis et Les Echos qui s’est imposé pour la troisième année consécutive comme « the place to be » pour la myriade de start-up venues des quatre coins du globe - dont l’Afrique, continent dont le développement a été, cette année, l’un des thèmes majeurs du salon -, pour exposer leurs technologies, se faire connaître, pitcher, séduire des investisseurs, trouver des clients, bref, faire des affaires. Une édition de tous les records, puisqu'elle a réuni cette année pas moins de 9 000 jeunes pousses, 1 900 investisseurs et plus de 100 000 visiteurs venus de 125 pays, autour de nombreux temps forts.

Dès la matinée inaugurale, l’ambiance était chauffée à blanc. Pas facile de se frayer le chemin vers la scène principale, sur laquelle s’enchaînaient de nombreuses interventions, très attendues. A commencer par celle du Président Emmanuel Macron, qui a notamment annoncé la création d’un fonds de 65 millions d’euros à destination des start-up africaines. Mais aussi celles des grands noms de la tech venus partager leur vision avec le public. Celle du fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a notamment capté l’attention. A la veille de l’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données (RGPD), le numéro un du réseau social a confirmé avec force son adhésion au règlement en question. Sans oublier, par ailleurs, de vanter « l’incroyable quantité de talents » et « une attitude formidable vis-à-vis de l’entrepreneuriat » en France...
Pendant les trois journées du salon, dont les deux premières étaient réservées aux professionnels, les allées ne désemplissaient pas. S’y côtoyaient les stands des géants de la tech, ceux des grandes entreprises hébergeant une ribambelle de start-up, les pavillons internationaux comme ceux des régions, et enfin, les zones de pitch et les espaces de démonstration.

Bpifrance au service des start-up

Sur le stand de Bpifrance, les entrepreneurs ont pu échanger avec les chargés d’affaires tout au long de l’événement, puis s’informer lors d’ateliers sur les financements ainsi que sur des offres d’accompagnement comme Diagnostic DesignDiagnostic Data Intelligence ArtificielleDiagnostic Europe, ou le Pass French Tech, qui vise à accompagner les start-up en hyper-croissance. Sans oublier non plus l’accompagnement à l’international dans le cadre du Pôle immersion et ses opérations qui, à l’instar d’une prochaine mission medtech en Israël, permettent aux start-up sélectionnées de s’immerger à l’étranger.

L’occasion, enfin, sur le stand, de débattre des enjeux et de nouveaux outils numériques, des data à la blockchain, dans des secteurs comme l’agriculture et l’agro-alimentaire. Et de présenter quelques agri-food tech innovantes telles la lyonnaise Les Fruits de Terre, grâce à la dégustation de burgers à base de farine d’insectes - une alternative d’avenir à la viande -, ou la prometteuse pépite nantaise 10-Vins, conceptrice de sa fameuse machine de dégustation de vin au verre.


Un florilège d’innovations

Une kyrielle d’innovations exposées tout au long du salon ont transporté les visiteurs vers le futur. Au rang des plus spectaculaires, mi-voiture mi-drone, à la fois terrestre et volant, le Pop.up d’Airbus, conçu en collaboration avec Italdesign et Audi, n’a cessé d’attirer les curieux. Autre objet futuriste présenté, le bateau-taxi volant Seabubbles, conçu par le Français Alain Thébault, qui risque lui aussi de révolutionner prochainement nos transports.

Les robots, de leur côté, ont rejoint en nombre le florilège d’innovations. De Pepper (de SoftBank), l’habitué du salon, jusqu’à Heasy, le robot-kiosque interactif de la pépite lyonnaise Hease Robotics, en passant par des challengers comme le « cobot de service » Alice « made in Limoges », de la start-up Cyberdroïd. Celui-ci, doté de bras manipulateurs et capable de se déplacer, sait aller chercher un objet, envoyer des e-mails ou encore diffuser de la musique...


Collaboration entre grands groupes et start-up

Fer de lance du salon, l’open innovation était illustrée par une sélection de nombreuses start-up sur les stands des grandes entreprises. Sous le pavillon de LVMH, le sympathique Spoony, de la pépite parisienne Spoon - une interface conversationnelle qui interagit pour améliorer les services dans les lieux publics - faisait des envieux, tandis que la jeune pousse parisienne Paperscent caressait les narines avec son testeur de parfums connecté.

Invitées par Vinci Energies, les équipes de la toute jeune pousse Syslor, née fin 2017 et spécialisée dans la réalité augmentée des réseaux enterrés, faisaient la démonstration de leur innovation à l’aide d’un casque. Visiblement enthousiastes, ces jeunes entrepreneurs ne s'attendaient pas à un tel intérêt ni à autant de contacts…

Pendant ce temps, une file s’était constituée sur le stand de Manpower pour tester le recruteur virtuel du groupe. Installé pour l’occasion dans une e-bulle, il interrogeait les candidats, à travers des questions customisées et des tests de personnalité, pour analyser ensuite les images, les émotions et les données. Sur le stand du groupe, la start-up parisienne AdMyJob décrivait sa solution, permettant de se constituer un vivier de profils sous forme de cookies, tandis que la londonienne Thrive Partners, une plateforme de coaching pour aider les collaborateurs à faire face à des problématiques de terrain, s’est réjouie des opportunités qu’offre l'événement pour aborder de grandes sociétés.

Les régions n’étaient pas en reste. Sous le pavillon Auvergne Rhône-Alpes, la Ferme Urbaine Lyonnaise attirait notamment avec sa démonstration d’équipements de production végétale indoor, destinés à l’industrie. Sous celui de la région Centre Val-de-Loire, il fallait patienter pour tester la borne de réalité virtuelle de Timescope et entamer un voyage dans le temps, en plongeant par exemple dans l’histoire de la Bastille.

La tech africaine explose

Coup de projecteur, enfin, sur l’innovation africaine. Un espace baptisé Afric@Tech a accueilli une série de conférences centrées sur l’innovation du continent, en pleine effervescence, en plus des pavillons de l’Agence française de développement (AFD), de Sanofi, de Total et de Vinci Energies, qui, pour l’occasion, avaient invité les pépites de leur choix venues des quatre coins de l’Afrique pour qu'elles montrent leurs produits et leurs services, tous innovants.
Une édition 2018 riche en événements, en somme. Et rendez-vous est d’ores et déjà donné par les organisateurs de Viva Technology au monde de la tech : à Paris, du 16 au 18 mai 2019, pour une nouvelle rencontre au sommet.


 

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