Zoo de Thoiry : se réinventer pour protéger

Le 16 décembre dernier le zoo de Thoiry rouvrait les portes de son safari pour le plus grand plaisir des visiteurs, mais également de ses nombreux locataires, impatients de sortir enfin de leur période de confinement. Aujourd’hui, retour sur la création du plus grand parc animalier de la région parisienne, ses défis et son développement pour poursuivre sa mission première : la sauvegarde animale.

L’innovation au service de la protection animale. C’est l’axe qu’a toujours emprunté le zoo de Thoiry pour développer sa mission de protection des espèces en voie de disparition. Novateur, le parc l’a été dès sa création, en 1968, quand le Comte de la Panouse, alors actionnaire majoritaire du parc et propriétaire du château de Thoiry, imagine une réserve, telle un safari géant, dans laquelle les visiteurs sont « en cage dans leurs voitures » alors que les animaux, eux, évoluent en toute liberté. « L’ADN Thoiry, c’est d’offrir un maximum d’espace aux animaux pour un minimum d’espace à l’être humain », affirme Christelle Bercheny, Directrice générale du Groupe Thoiry.
Le succès est immédiat, et l’année de son ouverture le parc accueille plus d’1 million de visiteurs.

Un zoo novateur et engagé

En 2015, la société Ekkio Capital prend le contrôle du Groupe Thoiry afin de financer de nouveaux projets de développement. Dans la continuité des projets déjà menés, le parc axe son développement sur la protection avec Thoiry Conservation, un fond de sauvegarde qui permet au groupe d’aller plus loin dans ses démarches de réinsertion, de bien-être animal et de soutien aux associations de protection. « Récemment, nous avons investi 4 millions d’euros afin d’œuvrer à la protection du gorille des plaines de l’ouest, en danger d’extinction dans son habitat naturel, et nous avons ainsi accueilli 5 nouveaux pensionnaires », ajoute Christelle Bercheny.

Des investissements couteux qui poussent le parc à se réinventer toujours plus pour financer ses projets. Tyrolienne au-dessus de l’enclos des tigres, activités pédagogiques sur la protection des espèces en voie de disparition, hébergements insolites autour de la réserve des ours : sont autant de nouvelles activités qui ont permis au parc d’attirer un public toujours plus fidèle et engagé.
« Nous essayons au maximum de financer ces projets avec nos fonds propres, mais - notamment pour nos hébergements – il nous arrive aussi d’aller chercher de l’aide auprès de nos partenaires, dont Bpifrance ».

Et qui dit parc novateur, dit également mise en place d’une démarche RSE. Utilisation de produits biosanitaires ou phytosanitaires, remplacement des véhicules usagés par des véhicules électriques, dans le parc de Thoiry, rien ne se perd, tout se transforme, comme l’explique Christelle Bercheny. « Si un arbre doit être abattu pour des raisons de sécurité, nous nous assurons qu’il sera ensuite réutilisé pour agrémenter l’habitat des animaux ou transformé pour la scénographie de nos évènements ». Une volonté qui va jusque dans la création d’une usine de méthanisation afin de transformer les déchets organiques en énergie.

Le parc de Thoiry face à la pandémie

Covid-19 oblige, le parc a dû s’adapter et trouver des solutions pour continuer à garder un lien entre visiteurs et animaux. « Nous avons mis en place une autre façon de travailler pour assurer à la fois le bien-être animal mais aussi le bien-être collaborateur, en veillant à ne pas mettre toute notre équipe au chômage partiel, afin de garder un lien entre les animaux et leurs soigneurs ». Live Facebook et Instagram ont également été mis en place pour partager au public des moment privilégiés et insolites avec les animaux. 

Mais pour ces derniers, rien ne pouvait remplacer la présence de « leurs admirateurs ». « À chaque fois que nous rentrions dans la réserve pour effectuer des travaux ou des soins, les animaux se ruaient presque sur nous, se souvient Christelle Bercheny. Ils avaient besoin de retrouver les moments de partage qu’ils avaient d’ordinaire avec les visiteurs. Quand le parc a enfin pu rouvrir ses portes (avec le safari), je peux vous dire que les zèbres et les autruches n’ont pas boudé leur plaisir et provoqué de nombreux embouteillages pour profiter des visiteurs ! »

Avec la réouverture de son safari et de sa promenade enchantée « Lumière Sauvages » depuis le 16 décembre, on ne doute pas qu’animaux, comme visiteurs, seront heureux de se retrouver !

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