Ampli : ces personnalités qui ont fait 2019

Qui est Imène Draredja, la fondatrice de Girls Job ?

Girls Job, au départ un simple groupe Facebook entre amies, est devenue une immense communauté de femmes ayant un objectif : s’entraider pour trouver LE job étudiant de leurs rêves.

La recherche d’un job étudiant est souvent une tâche compliquée. D’autant plus lorsque l’on souhaite qu'il soit en adéquation avec ses envies professionnelles. C’est la raison bien précise qui a amené Imène Draredja a créé Girls Job il y a maintenant 2 ans et demi.

La jeune femme originaire de Seine-Saint-Denis a elle-même peiné à trouver un emploi étudiant cohérent avec son parcours scolaire. Alors que la « multi-jobeuse récidiviste », comme elle se définit, enchaîne les petits boulots et se réoriente plusieurs fois, elle a l’idée de créer un groupe Facebook de solidarité avec ses amies pour partager des offres d’emploi. Petit à petit, le groupe Facebook devient une véritable communauté au point de rassembler 30 000 personnes au bout d’un an et se transforme en startup : Girls Job. Aujourd’hui, les différentes pages fédèrent plus de 70 000 femmes à travers le monde.

Girls Job : Partage, accessibilité et cohérence comme maîtres-mots

Imène Draredja a tiré un constat peu flatteur de la façon dont le monde du travail traite les femmes. Selon elle, le physique prévaut encore trop souvent sur les capacités lorsque les recruteurs font face à une candidate : « La plupart des agences recherchent des physiques alors que ce sont les softs skills et les talents de chacun qui doivent avoir la priorité aujourd’hui », affirme Imène. Malgré cette frustration, elle est convaincue qu’il existe un bon nombre de recruteurs qui partagent son envie de valoriser le talent des femmes.

Mais, mettre en avant des compétences est loin d’être le seul objectif de Girls Job. En créant du lien entre recruteurs et candidats via des groupes Facebook, l’entrepreneure souhaite simplifier l’accès à l’emploi. L’une des priorités d’Imène Draredja est également de permettre aux femmes de trouver un travail qui a du sens : « Moi, par exemple, je rêve de devenir avocate, mais je n’ai jamais eu l’occasion de faire un stage dans un cabinet. En passant par un job d’hôtesse, je pourrais avoir une vision globale de ce qu’est la profession d’avocate », assure-t-elle.

De nombreux projets pour 2020

Imène ne compte pas s’arrêter là dans le développement de Girls Job. D’ici janvier 2020, la jeune femme a l’ambition de développer Wonder, une plateforme qui permettra aux étudiants de « matcher » avec des entreprises en fonction de leurs centres d’intérêts. Une façon originale de faire prévaloir les soft skills si chers à la jeune entrepreneure.
Ces soft skills sont d’ailleurs au cœur d’un autre projet d’envergure pour Imène Draredja : l’ouverture d’écoles nommées Street Skills : « Je souhaite pousser les gens à développer leurs soft skills, car on ne nous l’apprend pas vraiment à l’école. Ils sont les vecteurs principaux de réussite et ils permettent de se sentir à l’aise dans le monde du travail » explique Imène.

La fondatrice de Girls Job compte également ouvrir un QG au cœur de Paris. Il donnera la possibilité aux femmes de développer leurs projets professionnels en ayant accès à du coaching et à des ateliers, notamment. « Notre accompagnement nous permettra d’aller au-delà des limites que l’on peut parfois s’imposer » indique-t-elle.

Enfin, dernier projet, et non des moindre ; l’écriture d’un livre qui traitera de l’impact des nouvelles technologies sur le recrutement.

L'aventure Girls Job ne fait donc que commencer ! 

PARTAGEZ CE DOSSIER