Climat : la TEE au cœur des enjeux de demain

Mon métier : coordinateur du management de l’énergie

Bpifrance, banque du climat vous présente les métiers en lien avec le développement durable. Aujourd’hui, Matthieu Fayet, coordinateur du management de l’énergie chez Triballat Noyal nous décrit son quotidien.

Optimiser la consommation d’énergie, veiller à trouver de nouvelles solutions plus efficaces et moins énergivores, manager des équipes et les former… Le coordinateur du management de l’énergie tient un rôle stratégique pour une entreprise. Chez Triballat Noyal, acteur français de l’agroalimentaire, c’est Matthieu Fayet qui occupe ce poste à vocation durable. Il nous explique son quotidien et les raisons qui l’ont poussé à suivre cette voie. 

Les missions :

« C’est un job très polyvalent qui évolue constamment » indique Matthieu employé depuis un an et demi chez Triballat Noyal. Sa mission principale : optimiser la performance énergétique de l’entreprise.

Chaque usine possède des outils qui permettent de mesurer la quantité d’électricité, d’eau, de gaz, ainsi que les rejets émis. « Mon rôle est de m’assurer que les outils fonctionnent dans tous les ateliers. Je ne peux pas tout piloter, on a donc mis en place des relais dans chaque usine ». Les 17 ateliers de Triballat Noyal possèdent tous un référent écologique, nommé sur la base du volontariat, qui suit les consommations d’énergie et communique à son équipe des points à améliorer. « Ce sont des missions en plus de leur emploi. Je les accompagne et les forme dans les méthodes et les usages. »

Au-delà du terrain, le coordinateur du management de l’énergie se doit d’avoir une expertise technique avec une connaissance des outils de production et des processus. Cette partie, plus théorique s’intègre à une partie administrative qui vise à avoir un suivi des factures d’énergies et des nouvelles réglementations.

L’impact :

« L’objectif est de réduire notre consommation d’énergie mais aussi de la substituer par des énergies renouvelables ». L’usine de Châteaubourg, consacrée aux produits à base de végétaux, reflète cet engagement. Éolienne, panneaux photovoltaïques, chaudière biomasse, et bientôt des ombrières photovoltaïques, couvrent une partie importante du mix énergétique de l’atelier, qui devrait atteindre la neutralité carbone d’ici 2022.

L’impact est tout aussi important sur l’évolution des mentalités dans l’entreprise. « De plus en plus de salariés se sentent impliqués par ces enjeux. Ce sont eux qui sont force de propositions. Dernièrement une collègue m’a apporté une idée de peinture qui garde la fraîcheur en réfléchissant les rayons du Soleil ».

Les ambitions :

La première étape est de réduire l’empreinte carbone, la seconde est de substituer le reste d’énergies fossiles par des énergies vertes, « à terme, j’aimerais me consacrer uniquement au développement des énergies durables ». 

Le parcours :

Matthieu Fayet est un défenseur-né des énergies renouvelables. « Mon père travaillait dans le secteur solaire. Je me suis très vite intéressé à toutes ces solutions durables ». Pendant ses études d’ingénieur orientées dans l’industrie, il effectue son alternance chez Triballat Noyal. Il y a un an et demi, à la fin de son contrat, Matthieu est embauché au poste de coordinateur du management de l’énergie. « J’ai toujours voulu faire un boulot avec des valeurs environnementales et qui a du sens pour moi, je ne pensais pas que ça se concrétiserait aussi vite ».

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