Climat : la TEE au cœur des enjeux de demain

Réussir la transition écologique et énergétique (TEE) : un défi de demain

Pour aider les entreprises françaises à construire l’économie durable de demain, Bpifrance a, depuis sa création, mis la TEE au cœur de sa stratégie.  

Si toute l’humanité consommait autant de ressources que les Européens, elle utiliserait l’équivalent de 2,8 planètes Terre pour subvenir à ses besoins. Dans ce contexte, Bpifrance a mené une réflexion collective autour de la question « Comment réussir la TEE ? » dans le cadre de son projet Demain. L’objectif : mieux accompagner les entrepreneurs, anticiper les mutations de l’économie et préparer la société aux ruptures à venir

Pour répondre à l’enjeu environnemental, la France s'est fixée pour objectif d’atteindre 32 % d'énergie renouvelables dans sa consommation énergétique globale d’ici 20301. Et pour Bpifrance, le développement de l'autoconsommation énergétique pourrait bien être un levier décisif pour réussir la transition écologique et énergétique.

L’autoconsommation énergétique : les convictions de Bpifrance

« Demain nous produirons tous l’énergie que nous consommons » affirme Julien Lupion, responsable financement énergie environnement chez Bpifrance. Notre manière de produire de l'énergie est en train de changer. Et l'autoconsommation, individuelle et collective, pourrait bien devenir la norme.

  • Malgré une tendance positive, l’autoconsommation reste peu développée en France

Fin 2017, la France ne comptait que 20 000 autoconsommateurs contre 1,5 million en Allemagne. Une faiblesse qui s’explique en grande partie par le coût d’une électricité peu chère (2 fois moins qu’en Allemagne), peu carbonée et disponible.
Mais on peut s’attendre à une forte croissance de l’autoconsommation dans les années à venir, avec des estimations à 2035 pouvant atteindre 4 millions de foyers. L’autoconsommation pourrait devenir un modèle gagnant de la transition énergétique.

  • Le modèle économique d’un projet d’autoconsommation existe si une majeure partie de l’électricité produite est consommée instantanément sur site

Les sites tertiaire et industriel sont les plus intéressants pour l’autoconsommation grâce à leurs consommations relativement stables la journée. Les temps de retour sur investissement sont dès à présent attractifs pour certains acteurs qui investissent, comme par exemple les supermarchés.

  • L’autoconsommation se pensera demain à une maille plus large qu’un seul site de production / consommation

Les opérations d’autoconsommation collective, qui regroupent plusieurs producteurs et consommateurs sur un même périmètre géographique, sont celles qui pourraient présenter les meilleurs fondamentaux économiques. Ce modèle paraît être le plus prometteur et s’impose à l’international dans la logique des smart cities, avec une réappropriation locale de la consommation d’électricité renouvelable.

  • Le pilotage des consommations et des réseaux locaux d’électricité constitue une brique à forte valeur ajoutée pour les entreprises françaises

Des équipementiers et startups françaises proposent aujourd’hui des solutions innovantes et à fort potentiel pour faciliter le développement de l’autoconsommation : pilotage des consommations afin de les déplacer lors des moments de production, optimisation d’un réseau local d’électricité, comptage / répartition entre consommateurs de l’électricité via la blockchain par exemple…

Et les entreprises dans tout ça ?

Les leviers de la TEE sont d’abord et avant tout industriels. C’est aux entreprises d’inventer de nouveaux modèles, de massifier la production des technologies durables, et de bâtir un nouveau modèle permettant de consommer mieux, de choisir un mix énergétique soutenable, et de produire sans détruire.

1- Loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte

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