Covid-19 : Bpifrance lance « un pont aérien de cash vers les entreprises »

COVID-19: tourisme, quelles mesures pour soutenir le secteur ?

Afin de soutenir les entreprises du secteur du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat, auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a présenté son plan pour soutenir la filière.  

Véritable moteur de l’économie nationale, le tourisme, qui génère à lui seul, en France près de 2 millions d’emplois, et 160 milliards d’euros de recette en 2019*, n'est pas épargné par la crise sanitaire actuelle.
Afin d’ « aider les entreprises à encaisser le choc », Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a souhaité renouveler son soutien envers les acteurs de cette filière, au-delà des mesures déjà annoncées.

Au début du mois de mars, l’épidémie a entraîné une chute de 40 % de l’activité dans le secteur du tourisme, jusqu’à atteindre une baisse de 90 % à ce jour*. Une situation de crise, qui touche aussi bien des filières telles que l’hôtellerie, la restauration, le tourisme scolaire ou encore l'événementielle et les transports.

L’Etat, conscient de l’impact majeur de ce secteur dans l’économie française a mis en place un plan d’aide massif afin de venir en aide aux entreprises, grâce à :

  • l’activité partielle facilitée et mieux indemnisée,
  • les reports et dégrèvements de charges fiscales et sociales,
  • la garantie de prêts pour prévenir les accidents de trésorerie...

C’est également le cas de Bpifrance qui souhaite accompagner les entreprises avec le Prêt Tourisme, lancé en partenariat avec la Banque des Territoires en janvier 2020.
Quant aux entrepreneurs individuels tels que les propriétaires de maisons d’hôtes ou les guides conférenciers ils pourront bénéficier du Fonds de Solidarité de 1 500 euros.

Un accompagnement solidaire à l’image de l’entraide dont font preuve de nombreux restaurateurs et hôteliers qui offrent repas et chambres au personnel soignant.

Les enjeux de la filière des transports aériens

L'un des sujets prioritaires souligné par le secrétaire d'Etat reste le maintien de la trésorerie, notamment pour la filière des transports aériens qui doit faire face à une demande de remboursement généralisée de la part de ses passagers.
Un dispositif de report de charges et un projet de report des séjours par l'émission d'un avoir permet de concilier à la fois le maintien de la trésorerie dans les entreprises et l'intérêt du consommateur.

Jean-Baptiste Lemoyne a d’ailleurs confirmé que la demande formulée par Les Entreprises du Voyage et le SETO (Syndicat des Entreprises du Voyagisme) concernant la possibilité de proposer un avoir valable 18 mois à la place du remboursement pour les voyages qui ne peuvent pas être exécutés, figurera au plan d'urgence gouvernemental. Le projet de loi d’urgence déposé par le gouvernement, et adopté le 23 mars 2020, prévoit que les mesures prises par ordonnances qui le nécessitent puissent entrer en vigueur rétroactivement au 1er mars 2020. Une initiative qui s’ajoutera aux 45 milliards d’euros d’aides directes ainsi qu’au PGE afin de soutenir ces entreprises.

*Chiffres communiqués par Jean-Baptiste Lemoyne dans une interview accordée à BFM TV

PARTAGEZ CE DOSSIER