Demain : les grandes tendances de l'innovation

Demain: les promesses du New Space

Grâce à une réduction des coûts, l’Espace attire de nouveaux entrants. Souvent issus du monde du digital, ceux-ci bouleversent cette industrie. Dans ces conditions, comment la France peut-elle maintenir son leadership dans ce secteur stratégique ?

Il y a bien longtemps, dans une galaxie pas si lointaine, l’Espace était réservé aux Etats et aux grands opérateurs de satellite. Mais le développement du Spacetech rebat les cartes et fait de cette filière un véritable terrain d’innovation pour les startups. 
Alors, pour que l’industrie spatiale française tire le meilleur parti des nouvelles opportunités offertes par le New Space, Bpifrance finance les acteurs du spatial et investit dans les entreprises clés du marché.

Qu’est-ce-que le New Space ?


Avec l’entrée sur ce marché de nouveaux acteurs venus du digital avec « un nouvel état d’esprit, une approche différente », le monde du spatial connait de profonds bouleversements. C’est cette transformation qui donne naissance au New Space. Selon Abdelkader Berkane-Krachai et Samuel Dalens (Bpifrance), deux événements marquent cet avènement :

  • l’annonce en 2015 par One Web de son projet de lancement de plus de 900 micro-satellites en orbite basse pour un internet mondial,
  • l’appontage réussi en 2016 du 1er étage de la fusée SpaceX et sa réutilisation pour des missions ultérieures permettant de diviser le coût de lancement par 3.

Ainsi, avec l’émergence de nouveaux acteurs comme OneWeb et SpaceX, « la production des satellites est passé d’un process horlogeries fines à un processus de production haute cadence » explique Abdelkader Berkane-Krachai.

Demain, comment booster cette filière spatiale 2.0 ?

« Les acteurs du spatial sont en train de passer du modèle d’industrie de produits vers une industrie de service ». On parle aussi de mutation vers un modèle « Space as a Service ».

Pour accompagner cette transformation, il est nécessaire de démocratiser l’utilisation de la Data issue du spatial ou encore proposer des offres « à la carte » à toute la chaîne de valeur : comme la mutualisation des plateformes en orbite, brokers de lancement, interfaces au sol ou encore services en orbite… Bref « l’espace doit devenir une commodité pour s’ouvrir aux services et usages de demain ».

Et la France dans tout ça ?

Selon nos experts, pour se maintenir dans cette « course mondiale à l’Espace », il est indispensable de disposer, au plus tôt, d’un lanceur français ou européen de « small sat ». En effet, ce lanceur de micro-satellites européen est nécessaire :

  • pour ne pas ralentir les startups dans leur mise sur le marché, qui passe par une validation en orbite ;
  • pour proposer une alternative européenne à l’offre actuelle fortement dépendante des créneaux et orbites fixés par les passagers principaux (grands opérateurs) sur des lanceurs essentiellement non européens.

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