Europe centrale et orientale, Russie : des marchés si proches, à saisir !

Europe de l’Est : focus sur deux entreprises françaises présentes en Pologne et Hongrie

Les pays d’Europe de l’Est présentent de vrais potentiels pour les entreprises françaises, dans la plupart des secteurs d’activité. Témoignages de deux entreprises qui ont fait le choix de s’y implanter : la PME parisienne ViaDirect et le groupe jurassien JBT, toutes deux membres de Bpifrance Excellence.

ViaDirect en Pologne : un marché à deux heures de la France

logo ViaDirect

Première destination des investisseurs français dans la région, la Pologne est la terre d’élection de plus de 900 sociétés tricolores. De grandes entreprises industrielles, bien sûr, mais aussi des PME, comme ViaDirect.

ViaDirect est une entreprise parisienne spécialisée dans les solutions interactives orientant les visiteurs dans les lieux publics. Elle a ouvert début 2017 un bureau à Varsovie. « La Pologne est l’un des pays les plus dynamiques d'Europe sur notre marché, celui des centres commerciaux. Il se construit beaucoup de nouveaux malls dont la qualité est similaire aux centres commerciaux dans des pays plus matures, comme la France », témoigne Timothée Alspektor, Regional Manager Europe chez ViaDirect.

En outre, « le pays bénéficie d’une forte population, dont le niveau de vie augmente au fil des années. Nous y avons trouvé des personnes très compétentes pouvant développer notre société sur leur marché », détaille-t-il. Un conseil ? « En tant que PME, l’accompagnement de Business France et de Bpifrance nous a été très utile, via des missions de prospection, des conseils sur le recrutement, certains aspects juridiques… ». Enfin, « il est important de choisir un partenaire local sur lequel vous pourrez vous appuyer. Cet ancrage est essentiel. »

Business France

Retrouvez l'interview de Michel Lodolo, directeur pays chez Business France en Pologne, un marché concurrentiel ouvert aux entreprises matures à l’export

Le groupe JBT en Hongrie, un carrefour stratégique

logo GroupeJBT

Bordé de frontières avec sept pays, la Hongrie est un carrefour stratégique prometteur. Forte d’une industrie compétitive, la Hongrie compte plusieurs secteurs porteurs, dont l’automobile, l’électronique, les énergies renouvelables, les médicaments, le transport et la logistique, les spas… 

Groupe JBT a choisi de développer ses activités à Siofok, près du lac Balaton, en Hongrie, avec une filiale employant 200 personnes : certains de ses clients sont en effet implantés dans ce pays, ce qui a nécessité de se rapprocher de leurs unités de production, explique Jean-Charles Blanc, directeur commercial de cette ETI spécialisée dans l’injection plastique et l’assemblage de multicomposants pour le domaine industriel automobile, pharmaceutique et médical via la production en salles blanches. Les atouts du marché hongrois ?

« C’est un pays en développement, avec une croissance régulière. Il y a un savoir-faire technique dans la plasturgie et un coût de la main d’œuvre raisonnable », indique-t-il. Les défis ? « Le hongrois est une langue très spécifique et très peu de gens parlent l’anglais. » Par ailleurs, « le turnover est élevé car les salaires augmentent assez rapidement. » La Hongrie, enfin, peut être une base pour servir d’autres marchés de la région. « Nous travaillons avec de grands groupes internationaux qui peuvent être localisés en République tchèque ou en Roumanie », confie-t-il.

Business France

Retrouvez l'interview de Arnaud Zerkovitz, directeur pays chez Business France,  en Hongrie : savoir se positionner dans la chaine de production.

Le groupe JBT accueillera deux stagiaires, dans le cadre du plus beau stage du monde, dans une autre de ses filiales.

> La Roumanie compte ainsi 2 400 implantations tricolores, la République tchèque environ 500, la Slovaquie, 400.  Reste que les entreprises françaises ont encore beaucoup à faire : d’après une enquête de l’Insee de 2015, centrée sur les implantations des firmes multinationales en Europe centrale et orientale, les sociétés allemandes y sont deux fois plus présentes que les françaises...

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