Génération Deeptech : le futur de l'innovation

Frédéric Bourgaud : ambassadeur de la Deeptech, « J'encourage les parcours croisés »

Cofondateur et directeur de la recherche de Plant Advanced Technologies (PAT), Frédéric Bourgaud est l’ambassadeur de l’étape du Deeptech Tour de Nancy.  Sa volonté :  partager sa longue expérience, qui conjugue recherche universitaire et entrepreneuriat.  

« Si mon témoignage peut donner envie à d’autres chercheurs de se lancer dans l’entrepreneuriat et de participer à l’activité économique, c’est positif ». Cofondateur de la biotech PAT, Frédéric Bourgaud est un témoin privilégié du développement de la Deeptech en France. Ce docteur en agronomie a occupé, en parallèle de ses activités de directeur général délégué, un poste de professeur à l’Université de Lorraine et de directeur d’un laboratoire de recherche à l’INRA. 

De chercheur à entrepreneur 

En 2005, ce chercheur décide de se lancer dans l’entrepreneuriat pour développer sa technologie qui préserve les végétaux en récoltant les biomolécules dans les racines, sans tuer les plantes. " Les premières années, je travaillais à 20 % chez PAT et, en parallèle, je poursuivais mes activités à l’Université où j’ai commencé ma carrière. Il y a trois ans, j’ai dû faire un choix entre les deux. J'ai fait le choix de  privilégier PAT, du fait de l’augmentation de l’activité de la société" 

Depuis 2016, la startup biotech est passée de 40 à 60 collaborateurs, et a remporté de nombreux prix et distinctions dans le domaine des biotechnologies végétales dont elle est experte. Un succès que l’entrepreneur ne porte pas seul. « Pour réussir dans l’entrepreneuriat, la sélection de l’équipe fondatrice est cruciale. Il est indispensable de définir les rôles de chacun dès le départ et d’éviter les “partenaires dormants”. Pour moi, le nombre idéal est de trois personnes ».  

PAT est cotée depuis 2009 sur le marché libre 

Frédéric Bourgaud a d’ailleurs pu compter sur ses deux associés, Eric Gontier, lui aussi chercheur et l’entrepreneur Jean-Paul Fèvre. Si l’idée de base du projet était de licencier la technologie de production d’ingrédients actifs protégée par brevets auprès de laboratoires pharmaceutiques, « après prospection, il nous a semblé plus logique de lancer notre entreprise », souligne-t-il.  
Il n’exclut pas de revenir un jour à l’Université pour impulser le développement d’innovations, mais en attendant, il a encore de nombreux défis à relever dans sa société, qui est cotée depuis 2009 sur le marché libre. 

Deeptech Tour

Depuis le mois de septembre, Bpifrance part à la rencontre des chercheurs et des doctorants afin de créer des ponts entre le monde de la recherche et celui de l'entrepreneuriat. 

Prochaines étapes : 

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