Qu'est-ce que le V.T.E ?

VTE : « Aujourd’hui, je découvre le monde de la PME »

La cleantech marseillaise Enogia vient de signer la charte du Volontariat Territorial en Entreprise (VTE). Arthur Leroux, son CEO et Karl Terral, récemment embauché par la PME, nous parlent de ce dispositif et de leur vision du monde de la PME.

Attirer les jeunes talents dans les PME, c’est la mission du VTE. Lancé il y a près d’un an, ce programme vise à créer des liens entre les jeunes issus des grandes écoles et les PME des territoires afin de contribuer à leur développement économique.
Enogia,une entreprise marseillaise qui conçoit, fabrique et commercialise des minicentrales électriques produisant de l’électricité verte à partir de chaleur perdue, fait partie des cent premières PME à s’être engagées dans le programme VTE. Elle a récemment signé la charte du Volontariat Territorial en entreprise avec Karl Terral, embauché en CDI en tant que Sales Engineer. Avec Arthur Leroux, le CEO de la cleantech, ils se sont prêtés à l'exercice de l'interview croisée.

Côté dirigeant : Arthur Leroux

Un “rêve” de croissance

Côté “jeune” : Karl Terral

Un profil polyvalent 

  • Cofondateur et CEO d’Enogia
  • Titulaire d'un diplôme d’ingénieur
  • Son ambition : devenir un leader mondial de la cleantech
  • Sales Engineer
  • Titulaire d’un diplôme d’ingénieur et d’un master 2 en management
  • Sa mission : Développer le marché maritime, au sein du département commercial d’Enogia

Vous venez de signer la charte VTE. Pourquoi ?

Arthur Leroux : Je pense qu’être une PME, c’est une force. Evidemment, on a envie de grossir. Parmi nos employés, nous avons déjà quelques talents qui apprécient le travail en PME. On s’est dit que s’ouvrir à ce programme pour attirer les talents pourrait être intéressant.
Et puis, l’industrie propose des postes intéressants et de vrais challenges à relever, pour peu qu’elle soit moderne, innovante, ambitieuse à l’export et focalisée sur la transition écologique. C’est pour ça que les jeunes ont un intérêt à se tourner vers le VTE.
Karl Terral : J’ai toujours été attiré par le modèle startup, notamment par héritage familial, mon père ayant eu plusieurs startups dans sa carrière. Mais aujourd’hui, je découvre le monde de la PME avec Enogia et le VTE. Je pense qu’il y a énormément à y apprendre, surtout en début de carrière, autant sur le plan entrepreneurial que sur le plan humain. Avec près de 40 personnes dans l’entreprise, l’échelle y est plus importante qu’en startup.

En parlant d’Enogia, Karl, dites-nous comment êtes-vous arrivé dans cette entreprise

KT : Après avoir décroché un diplôme d’ingénieur, j’ai passé un double diplôme à l’IAE d’Aix, afin d’obtenir mon master 2 en management. Lors de cette dernière année d’étude, j’ai découvert Enogia en alternance. A l’issue de cette expérience, Arthur m’a proposé d’y rester en CDI. C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai signé la charte VTE.
 

Et quelles sont vos missions ?

KT : Je suis en charge du développement de certains marchés, en particulier le marché maritime, au sein du département commercial. Sur les bateaux, il y a une quantité de chaleur très importante et des besoins en électricité très grands. Avec nos systèmes, il sera possible de produire de l’électricité localement et ainsi d’économiser du carburant. C’est un nouveau marché pour Enogia, je dois donc réaliser des études de marché, faire de la prospection, démarcher les clients, etc. Aujourd’hui, nos discussions sont avancées avec certains prospects et on espère installer les premiers systèmes sur les bateaux en 2020.
 

"Un pur profil commercial n’aurait pas fait l’affaire et un pur profil ingénieur non plus."

AL : Comme Karl vient de l’expliquer, je lui ai confié une mission assez stratégique : développer le marché maritime sur lequel nous sommes absent. Et il n’y a pas qu’une approche commerciale à avoir. Il faut réfléchir à toute la philosophie de pénétration du marché. Sur ce projet, nous avions besoin de quelqu’un de polyvalent. Un pur profil commercial n’aurait pas fait l’affaire et un pur profil ingénieur non plus. Avec ses doubles compétences, Karl est un véritable atout dans l’équipe.

Arthur, comment envisagez-vous l’avenir d’Enogia ?

AL : Notre objectif est de devenir une ETI. Aujourd’hui, on est une PME en phase de croissance très rapide. Entre 50 et 100 % de chiffre d’affaires en plus chaque année. Et on a envie de continuer comme ça car on sait que nos marchés potentiels sont immenses. On souhaite donc se développer rapidement pour devenir à moyen terme une ETI. 
 

Pour cela, vous pensez recruter d’autres VTE ?

AL : Aujourd’hui, recruter d’autre VTE fait totalement partie des possibilités pour développer de nouveaux marchés ou des filiales. Notre stratégie est depuis longtemps basée sur le fait de recruter des jeunes et de les former en interne.
 

Et vous Karl, comment imaginez-vous votre avenir professionnel ?

KT : Je n’en suis qu’au tout début de ma carrière. J’apprends énormément chez Enogia et je me rends compte que l’aspect qui m’attire le plus dans mon travail aujourd’hui, c’est l’aspect entrepreneurial. Donc, je n’exclus pas, un jour, de devenir entrepreneur, comme Arthur.

« Avec Enogia on veut incarner l’industrie du futur, l’industrie qui travail pour la transition écologique, l’industrie qui innove », Arthur Leroux, CEO d’Enogia

  • Date de création : 2009 
  • Activité : Enogia conçoit et fabrique des minicentrales électriques capables de convertir la chaleur perdue, qu’elle soit géothermique ou industrielle, en électricité verte. 
  • Effectif : 35 personnes

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