#2014ParlonsCash avec Nicolas Dufourcq : les 6 points à retenir

Pendant une heure, Nicolas Dufourcq a répondu à toutes les questions des internautes, sans langue de bois. Vous n’y étiez pas ? Alors voici l’essentiel, en 6 points !

  • Portraits
  • Temps de lecture: 5 min

1 - « Bpifrance est le grand financeur de l’innovation en France ! »

Bpifrance est la banque publique d’investissement française. C’est donc une banque de plein exercice, l’une des 13 banques systémiques du pays, qui est régulée par la Banque Centrale Européenne.
Son métier peut se résumer par ses 6 domaines d’intervention :

  • La garantie : Il s’agit de la garantie des crédits des banques privées faits aux PME
  • (10 Mds €  / an),
  • Le prêt : Il s’agit de prêts de trésorerie et de prêts d’investissement accordés à 9 000 entreprises par an (10 Mds € / an),
  • L’innovation : Bpifrance fait partie des plus grands financeurs de l’innovation en France. Sous la forme de subventions accordées à 3 000 entreprises par an (à partir de 200 000 euros et jusqu’à plusieurs millions d’euros pour des gros programmes de recherche) et de capital risque (1,2 Mds € / an),
  • Les fonds de fonds : Bpifrance injecte de l’argent dans des fonds privés de capital développement, capital d’amorçage et capital risque (Financement de 274 fonds),
  • L’investissement dans les PME : les équipes de Bpifrance en région investissent chacune dans 130 entreprises / an en fonds propres (1 Million €),
  • L’investissement dans les ETI et les GE : Il s’agit d’investir dans des entreprises de taille intermédiaire ou des grandes entreprises cotées en bourse (de 15 millions d’euros jusqu’à plusieurs milliards d’euros)

.@NicolasDufourcq, DG de Bpifrance : "Nous finançons 10 milliards d'euros de prêts par an" #2014ParlonsCash

— Bpifrance (@Bpifrance) 17 Juin 2014

La grande différence est que Bpifrance intervient en complément des banques privées, notamment là où ces dernières ne peuvent aller faute de ressources publiques.
Il y a une donc « une prise de risque monitorée » faite au service des entreprises françaises, notamment dans les moments où les solutions de financement et d’investissement sont difficiles à trouver. 

« Le rôle de Bpifrance, c’est de permettre à l’ensemble de l’écosystème de prendre des risques »
Pour cela, des processus de décisions et de contrôles très réglementés sont mis en place.

 

.@NicolasDufourcq, DG de Bpifrance : "Nous sommes contrôlés et nous avons des processus de décision très réglementés" #2014ParlonsCash

— Bpifrance (@Bpifrance) 17 Juin 2014

   2 - « En France il y a tout pour réussir. Ce qu’il manque : un peu plus d’ambition mondiale. »

La France n’a pas vocation à reproduire la Silicon Valley. Elle possède de nombreux atouts pour devenir « la Californie française », comme le précise Nicolas Dufourcq.

[#FrenchTech] "Il y a une Californie française, il faut la révéler, la faire connaître." @NicolasDufourcq#2014ParlonsCash

— Bpifrance (@Bpifrance) 17 Juin 2014

 

« Un écosystème de fonds capital risque et un écosystème d’entrepreneurs en pleine explosion », « des ingénieurs de qualité (…) reconnus parmi les meilleurs »,  « des universités et des écoles d’ingénieurs  exceptionnelles »,  la France s’est créée « un environnement exceptionnel » pour réussir. 

Pour Nicolas Dufourcq, ce qu’il manque, c’est avoir plus d’ambition, ne plus s’arrêter aux frontières françaises. Bpifrance travaille en ce sens pour donner une autre vision de l’entrepreneuriat, plus mondiale.

 

.@NicolasDufourcq : "Il faut tout de suite construire son business plan à l'échelle mondiale." #2014ParlonsCash

— Bpifrance (@Bpifrance) 17 Juin 2014

 

Mais cela fonctionne également dans l’autre sens : il est essentiel d’attirer les entrepreneurs étrangers, « qu’ils se disent : ‘c’est en France que je veux faire fortune’ ». C’est une question de réputation française, qu’il faut redresser, « et tout le monde doit participer à cet effort d’image ». Bpifrance y participe en finançant ces entrepreneurs.

3 - « Bpifrance Export : la Coface, Ubifrance et Bpifrance s’allient pour simplifier les démarches.»

Les entreprises qui veulent se développer à l’échelle internationale peuvent bénéficier de l’expertise et du soutien financier de Bpifrance.
C’est dans cette optique que le label Bpifrance Export a été créé. Il regroupe la Coface, Ubifrance et Bpifrance et simplifie le parcours des entrepreneurs, en créant un guichet unique.

L’entrepreneur bénéficie ainsi d’un accompagnement personnalisé et adapté à son projet, grâce au réseau mondial d’Ubifrance, qu’il peut contacter selon la destination où il souhaite s’implanter : Rio de Janeiro, San Francisco, Pekin, Shangaï…

Un prêt export ou un autre dispositif pourra être proposé, selon l’entreprise et le pays où l’entreprise souhaite s’implanter. L'Afrique est par exemple « une opportunité de développement fantastique » pour les entreprises françaises.

En 2013 : 111 millions d’euros ont été prêtés aux entreprises désireuses d’exporter leur activité, l’objectif à moyen terme étant d’attribuer 500 millions d’euros de Prêts Export par an.  

4 - « Les startups sont un segment majeur car c’est l’avenir du pays ! »

La part des startups dans les engagements financiers de Bpifrance est assez faible. Cependant, il s’agit d’un segment majeur car bénéficiant d’une grande dynamique et porteur d’avenir.
Parce qu’un startuper ne peut pas être seul, une « politique d’incubateurs accélérateurs »  est lancée par Bpifrance. Ce sont 200 millions d’euros qui seront investis dans les structures d’accompagnement des startups.

Comme l’a précisé Nicolas Dufourcq, ces structures méritent d’être soutenues « c’est une économie fragile et on va contribuer à la solidifier ».

En parallèle d’autres solutions existent déjà chez Bpifrance pour révéler ces champions de demain.  Nicolas Dufourcq a, par exemple, cité le « Programme Connect » qui met en contact des startups et des grands groupes ou encore le réseau « Bpifrance Excellence » qui regroupe les startups les plus prometteuses.

5 - « Le grain de folie chez l’entrepreneur est une locomotive ! »

Être un entrepreneur est avant tout un état d’esprit, « un état d’esprit formidable et contagieux » que Bpifrance souhaite encourager et développer.
Voici ce qui pourrait être le portrait-robot de l’entrepreneur dressé par Nicolas Dufourcq :

  • « Il fonce, il a des pétards sous les pieds
  • Il sait compter et où trouver du profit potentiel.
  • Il est visionnaire et a envie d’aller à l’attaque des géants.
  • Il est charismatique et est bien entouré (collaborateurs, gouvernance).
  • C’est un ambitieux collectif.
  • Il a le grain de folie indispensable à sa réussite. »

« L’entrepreneur idéal, ils sont deux en fait ! »

6 - Bpifrance est dans votre région

 « Nous avons 42 implantations régionales, 42 numéros de téléphone, vous en choisissez un, celui de votre implantation de siège social. »

Toutes les entreprises, qu’elles soient petites, moyennes, intermédiaires ou très grandes,  peuvent bénéficier de l’accompagnement et du soutien financier de Bpifrance.
Les 42 implantations régionales sont le point d’entrée des entrepreneurs. Ce sont ces équipes qui  apportent des réponses et des solutions personnalisées et adaptées à chaque entreprise.
Et quel que soit le domaine d’activité, Bpifrance s’appuie sur des experts spécialisés et des solutions spécifiques : numérique,  transports, hôtellerie, énergies renouvelables…