Adieu la ville, vive la campagne !

Bien que la majorité des fondateurs de startups choisissent de s’installer en ville, d’autres font le pari de la ruralité. Quelles sont leurs motivations ? Réponse de trois entrepreneurs.

  • Etudes
  • Temps de lecture: 2 min

Créer une société, comme une banque en ligne, entouré de poules et de moutons ? C’est aujourd’hui possible, d'autant que pour de nombreux professionnels du numérique, disposer d’un ordinateur et d’une connexion à Internet suffisent. Alors que les villes sont de plus en plus saturées, certains entrepreneurs ont donc décidé d’installer leur société à la campagne. Eric Charpentier, et Morning – anciennement Payname -, en font la démonstration. Avec sa cinquantaine de salariés, il est installé à Saint-Elix-le-Château, commune de Haute-Garonne de moins de 1 000 habitants. « Sur Toulouse, les coûts de l’immobilier n’étaient pas accessibles, explique-t-il. Tandis qu’ici, l’environnement de travail est inédit. Nous avons un potager, un terrain de pétanque, accès à des terrains de tennis et de foot. »

De Londres... à la campagne bourguignonne

« Je n’imaginais même pas cela possible au départ », s’exclame de son côté Antoine de Corson, fondateur de GroupCorner, un site de réservation d’hébergement pour les groupes. « Je travaillais à Londres pour le groupe Accor, et lorsque j’ai décidé de fonder ma société, je souhaitais le faire en France. Je suis venu m’installer à Cluny avec ma femme et mes enfants pour lancer l’activité sans avoir de loyer à payer, mes parents y possédant une maison secondaire. Je n’avais jamais habité à la campagne, c’était juste le temps de voir si l’activité pouvait décoller », raconte-t-il. Trois ans plus tard, GroupCorner est définitivement implanté à Cluny, commune de Saône-et-Loire de moins de 5 000 habitants.

Image removed.Image removed.

Ville

Campagne

Choisir la campagne plutôt que la ville permet donc de jouir de loyers bien moins élevés qu'en ville, mais pas seulement. « Le coût de la vie ici étant plus bas que dans les grandes villes, je peux proposer des salaires en conséquence », souligne l’entrepreneur. Enfin, le réseau d’accompagnement à l’entrepreneuriat ne se cantonne pas aux villes. « La chambre de commerce locale m’a accueilli et j’ai beaucoup apprécié le soutien apporté par le Réseau Entreprendre », ajoute l'homme d'affaires. Un réseau local qui a également bien accueilli Florian Maïly, fondateur de mon-pain.fr, un site de réservation de pains et viennoiseries.

« Sortir du lot »

« Il y a eu beaucoup de curiosité pour le projet, lance le jeune entrepreneur, installé à Chagny et bientôt à Charolles, villages bourguignons de moins de 3 000 habitants. Et il est bien plus facile d’avoir un contact avec le maire d’une petite commune qu’avec Anne Hidalgo...»