Agnès Girard, une entrepreneure visionnaire dans le tourisme en montagne

Agnès Girard a fondé le groupe Montagnettes qui construit et exploite des établissements touristiques en montagne. Portrait de cette cheffe d’entreprise, ancienne sportive de haut niveau, dont le groupe s’investit localement à long terme.

  • Entrepreneuriat féminin
  • Financement
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • 11 décembre 2017
  • Temps de lecture: 1 min
Agnes Girard

Agnès Girard est à la tête du groupe hôtelier Montagnettes depuis 1992. À l'époque, elle revient tout juste des États-Unis, un MBA en finance en poche. Sur les conseils de son père, installé à Val Thorens depuis les années 70, elle décide de se lancer dans la location saisonnière et met sur le marché des petits chalets mitoyens. Chaque unité de logement propose des grandes surfaces habitables (de 75 à 120 m2) pour accueillir familles et tribus d'amis. « Aujourd'hui, cela paraît très commun mais à cette période-là, les stations de ski ne proposaient que des studios de petites surfaces. On ne cherchait pas encore le confort au ski », précise-t-elle.

Après la construction d'un premier bâtiment en 1992, suit quasiment l'ouverture d'une résidence de tourisme chaque année pendant 7 ans. Depuis, le groupe compte 7 résidences chalets, 3 résidences hôtelières 4 étoiles et 2 hôtels 4 étoiles (soit un parc d’environ 2 300 lits touristiques). 

Jusqu'en 2002, les établissements offraient relativement peu de services. Mais Montagnettes a su écouter ses clients et a grandi avec eux en incluant progressivement nombre de services hôteliers dans ses offres afin de faciliter le séjour de ses hôtes et créer de la valeur ajoutée au concept de base.

La configuration des produits touristiques imaginés par Montagnettes a permis aussi d’adapter les établissements aux attentes des différentes typologies de clientèles. Ainsi, et malgré le haut niveau de prestations attendues sur la période hivernale, Montagnettes peut maintenir ses bâtiments en exploitation sur les périodes estivales et répondre aux budgets beaucoup plus limités de la clientèle d’été.