Cap sur l’hémisphère sud : les clés pour se lancer en Australie

Forte d’une croissance ininterrompue depuis plus de 25 ans, d’un pouvoir d’achat enviable et d’une grande ouverture aux investissements internationaux, l’Australie est une mine d’opportunités pour les entreprises prêtes à étendre leurs horizons.

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  • 19 septembre 2018
  • Temps de lecture: 2 min

C’est une trajectoire sans précédent. Depuis 26 ans, l’économie australienne affiche une croissance ininterrompue, de l’ordre de 3 % par an, épargnée par la récession, même pendant la crise financière mondiale de 2008. L’un des pays les plus développés de la planète, au fort pouvoir d’achat et au contexte politique stable, l’Australie est aussi l’un des plus ouverts aux IDE1, même si les investissements dans le secteur minier (charbon, minerais de fer...) - moteur économique historique - avaient pâti de la baisse des cours des matières premières entre 2012 et 2016, avant de montrer des signes de reprise plus récemment. Exportatrice de ressources naturelles et agricoles, très liée aux marchés d’Asie, l’économie australienne n’en est pas moins dominée par les services (70 % du PIB), en particulier la finance, tandis que l’éducation - un aimant pour des milliers d’étudiants chinois - et le tourisme occupent également le haut du podium.

Des secteurs porteurs, de l’infrastructure au numérique

Demographie

Déjà, l’essor démographique du continent (passé de 17 millions d’habitants en 1990 à 24 millions en 2017), sous l’impulsion de taux historiquement élevés d’immigration, apporte son lot d’opportunités. Une hausse qui implique « des besoins très élevés d’infrastructures, de constructions résidentielles, de meubles et de logistique », note Bruno Mascart, directeur associé d’Altios Asie-Pacifique, cabinet spécialisé dans le conseil et l’accompagnement opérationnel des entreprises exportatrices à l’international. Environnement, énergies vertes, biomédical, fintech, numérique… sont autant de secteurs tout aussi porteurs.

A chaque grand centre économique et urbain ses atouts. Si la ville de Perth est davantage tournée vers le secteur minier, Melbourne a longtemps été synonyme d’industrie. Sydney, locomotive économique et hub financier, tire sa force des services. Enfin, l'économie de Brisbane est tirée, entre autres, par l’énergie et le tourisme.

Comprendre les spécificités

Regorgeant d’atouts, l’Australie est une destination de grand export qui exige pourtant de bien se préparer et de comprendre les spécificités de son marché. « La formule qui marche en France ne marchera pas nécessairement en Australie », avertit Bruno Mascart. Dans la mode, par exemple, le style est sans doute plus décontracté qu’en Europe... Mais la société australienne est surtout un melting-pot où l’on peut tester des produits et des services sur des consommateurs particulièrement urbanisés et multiculturels. Autre particularité, « les Australiens sont très sophistiqués dans toute leur approche de projets de construction ou d’immobilier et très procéduriers en ce qui concerne les standards », souligne Bruno Mascart. D’où la nécessité de bien appréhender les coûts et les contraintes au niveau législatif comme en ce qui concerne les standards d’ingénierie.

Anticiper les procédures

La solution la mieux adaptée pour s’implanter ? C’est, d’après le guide « Australie, Affaires ou ne pas Faire », publié par les CCE3, la création d’une filiale plus que l’ouverture d’un bureau de représentation ou d’une succursale, qui entraînent des contraintes opérationnelles. La franchise a elle aussi le vent en poupe, en particulier dans des secteurs comme la santé et le bien-être.