Ces fashion trucks qui sillonnent l’Hexagone

Venu tout droit des États-Unis il y a quelques années, le concept des camions de mode - ces boutiques mobiles dévolues à la vente de vêtements - gagne la France. Un jeune segment de commerce qui séduit.

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Après les food trucks, les fashion trucks. Depuis quelques années, la tendance des camions de mode - ces estafettes transformées en boutique mobile de vêtements - fait sensation aux États-Unis. Un phénomène qui n’a pas manqué d’inspirer des entrepreneurs français prêts à sillonner les routes de l’Hexagone avec, à bord, le fruit de leur sélection d’articles de mode. Avec un intérieur aménagé en boutique et en cabine d’essayage, les fashion trucks partent à la rencontre de clientèles variées, au fil de leurs déplacements sur les marchés, les festivals, les salons et autres événements…

Les pionniers

Fashion trck

Parmi les pionniers en France, The Rolling Shop a démarré son tour de France en 2012 dans un van vintage acheté, à l’époque, pour tout juste 1 500 euros. L’offre ? Des créations des jeunes marques françaises. Le co-fondateur, Guillaume Robin, passionné par la mode, le voyage et la rencontre, raconte les débuts de l’aventure : « On a transformé l’habitacle du camping car par quelques retouches en ne dépensant pas plus de 400 à 500 euros.» L’idée, cependant, dès le départ, était de lancer plusieurs canaux de distribution : au camion sont venus rapidement s’ajouter une boutique physique, dans le quartier du Marais à Paris, puis une e-shop. Aujourd’hui, The Rolling Shop prévoit de s’ouvrir aux jeunes marques européennes, notamment à travers un projet de magasin éphémère à Amsterdam, ainsi que de développer sa propre marque.

La liberté

truck

Bien d’autres fashion trucks ont vu le jour depuis l’émergence du phénomène en France. Itsy Bitsy Boutique Nomade propose depuis 2015 sa sélection de prêt-à-porter féminin en Île-de-France, en plus d’une virée récente dans les Landes. Pour sa fondatrice, Anouk Bertin, qui a toujours rêvé d’ouvrir sa boutique de vêtements, le fashion truck, qui représente « moins de contraintes économiques », notamment en termes de loyer – même s’il faut payer des emplacements -, a été l’occasion de passer à l’acte. Sa cible ? « Souvent des femmes avec jeunes enfants, qui n’ont plus le temps de faire les magasins ou les grands centres commerciaux ou qui n’en ont pas envie. Cela permet d’être présent dans les villes et les villages à côté de chez elles, quand elles vont faire leur marché, boire un verre, ou à des moments où elles sont disponibles. » Elle poste sur facebook les dates et les lieux de passage. Et souligne être ravie par ce concept qui lui permet « une grande liberté d’adaptation à la demande et aux envies de la clientèle. »

Contraintes du climat