E-santé : un marché potentiel de 22 milliards d’euros

Selon une étude de l’Institut Montaigne, associant le cabinet McKinsey, le déploiement de l’e-santé permettrait de générer jusqu’à 22 milliards d’euros par an mais aussi de dessiner le système de santé de demain.

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  • 07 avril 2021
  • Temps de lecture: 2 min

Applications mobiles, e-prescriptions, prises de rendez-vous en ligne… Alors qu’une partie du territoire français se reconfine, les solutions numériques au service de la santé confirment leur utilité. Mais le secteur doit encore accélérer encore son virage digital. C’est en tout cas ce que souligne le rapport « E-santé : augmentons la dose ! » de l’Institut Montaigne, publié en juin dernier d’après les estimations du cabinet de conseil McKinsey & Company.
Selon cette étude, le développement de l’e-santé en France représenterait une création de valeur évaluée entre 16 et 22 milliards d’euros par an.

Le numérique offre de multiples opportunités

Dans le détail, plusieurs axes de transformation et d’opportunités liées au numérique ont été identifiés. D’abord, le déploiement de solutions innovantes qui visent une plus grande autonomie du patient : chatbots médicaux pour répondre aux questions des patients, capteurs portables pour l’autogestion des maladies chroniques, réalité virtuelle pour traiter la douleur… Ces technologies pourraient représenter entre 3,3 et 4,7 milliards d’euros annuels de valeur créée. La dématérialisation des échanges, ensuite, pourrait apporter entre 3,4 et 4,7 milliards d’euros de gains par an, notamment grâce à des solutions telles que l’assistant médical virtuel, les logiciels pour les infirmiers, ou encore les outils de partage de données.

Les chantiers de la télémédecine et de l’automatisation

Le déploiement de la télémédecine – de la téléconsultation à l’e-triage en passant par la surveillance à distance des patients – recèle quant à lui un potentiel de création de valeur entre 3,7 et 5,4 milliards d’euros annuels. L’automatisation, via des outils de gestion des flux de patients, par exemple, ou de robotique de logistique dans les hôpitaux, est un autre grand chantier (les gains de performance annuels estimés : entre 2,4 et 3,4 milliards d’euros). Enfin, les outils d’aide à la décision fondés sur l’intelligence artificielle (IA) seraient susceptibles d’engendrer entre 3,3 et 4,2 milliards d’euros annuels de valeur créée.

Autant de technologies numériques qui, selon le rapport, pourraient répondre à de nombreux enjeux liés à la santé - comme le vieillissement de la population ou l’augmentation des maladies chroniques -, mais aussi améliorer le système de santé en pleine épidémie de la Covid-19.