Economie de la mer

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  • 02 février 2021
  • Temps de lecture: 2 min

Energies renouvelables : plongée dans l’énergie bleue

Face au réchauffement climatique, les énergies renouvelables prennent une place de plus en plus conséquente en France. Parmi elles et encore à un stade d’approfondissement, les énergies marines représentent un axe de recherche et de développement majeur.

La planète bleue porte bien son nom. Avec 361 millions de kilomètres carrés, les mers et les océans offrent une capacité de production d’électricité énorme. A l’inverse des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), transformer cette ressource n’entraîne pas d’émissions de CO2 et ne génère pas de déchets toxiques. Si les énergies marines renouvelables (EMR) n’émettent pas de gaz à effet de serre et contribuent ainsi à ralentir le réchauffement climatique, l’exploitation des mers et des océans comme manne énergétique pourrait également avoir des conséquences négatives sur l’écosystème marin. Une interrogation qui place au cœur des innovations industrielles les problématiques de protection du monde aquatique.

Innover dans l'énergie et préserver l’environnement

Pour préserver l’écosystème marin et réduire l’impact des installations de production énergétique en mer, les chercheurs et ingénieurs tentent de mettre en place des processus plus propres et des instruments performants. C’est le cas d’entreprises spécialisées en acquisition de donnée marine, qui œuvrent à la rationalisation des constructions offshore en réduisant le nombre de phases d’acquisition de donnée. Les chercheurs explorent différents scénarios tels que l'effet récifal, le changement climatique ou encore la gestion des pêches. Ces simulations visent à évaluer la sensibilité du fonctionnement de l'écosystème marin aux effets potentiels des parcs éoliens offshore. Des observatoires permanents permettent le suivi de la faune et de la biodiversité marine, notamment des mammifères marins présents sur les sites et des formes de vie subaquatique.

EMR : des technologies encore peu matures pour être commercialisées

Les EMR font parties de l'ensemble des énergies renouvelables. Parmi elles on trouve le bois, le solaire, l’éolien... Plusieurs techniques peuvent générer de l'énergie marine (éolien flottant, énergie marémotrice, hydrolienne, houlomotrice, thermique ou encore osmotique). Produites à partir du vent, des courants, des marées, de la houle, des gradients thermiques, de la salinité, elles participent au respect des engagements européens français en matière d’énergie renouvelable. La mer est donc riche en énergie exploitable mais selon l’ADEME, hormis les éoliennes en mer, aucune technologie n’a encore atteint un stade de maturité suffisant pour un déploiement industriel et commercial. A ne pas confondre avec l’énergie hydraulique, qui représente 18 % de la production d’énergie renouvelable en France en 2019, selon un rapport du ministère de la transition écologique ; les EMR ne représentent quant à elles que 0,2 % de cette production. Tout reste encore à faire pour la recherche et l’industrie.