La Manufacture Horlogère Vuillemin : un savoir-faire français qui s’exporte

Fabricant de mouvements mécaniques d’horloges comtoises depuis 1969, la Manufacture Vuillemin reconnue depuis 2012 comme Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) et inscrite depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, s’exporte désormais à l’international.

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  • 30 mars 2021
  • Temps de lecture: 2 min
Manufacture Vuillemin

« Notre stratégie consiste à proposer des produits qui ont 50 % de mécanique et 50 % l’âme française. La French Touch fonctionne très bien à l’international », affirme Philippe Vuillemin, gérant depuis 2010 de la Manufacture éponyme.
Il faut dire que depuis la reconnaissance de l'entreprise comme EPV en 2012, puis son inscription depuis décembre 2020 au Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO, la marque aux savoir-faire d’excellence s’est assuré une renommée à l’international.
Les comtoises Vuillemin s’exportent aujourd’hui dans le monde entier (Suisse, Allemagne, Italie, Espagne, Norvège, Canada, Mexique, Chine, Hong-Kong, Australie...). « Nous aimerions nous développer davantage », déclare Philippe Vuillemin, travaillant actuellement sur un projet au Pérou.

Un process d’exportation qui passe également par une réflexion sur le packaging des montres. Pour faciliter leur transport, les horloges sont prêtes à poser. À la clé : pas de manipulation ni de risque de casse lors de l’envoi. Et en cas de problème, la Manufacture peut s’appuyer sur tout un réseau d’horlogers à travers le monde. « L’avantage de l’horlogerie est qu’elle est universelle. Il y a des réparateurs dans tous les pays du monde. »

Un second souffle pour l’horloge comtoise

Ce qui distingue l’horloge “Vuillemin” de sa célèbre grande sœur la comtoise, c’est la modernité de son design. Plus de cadran en émail ni de fronton en laiton : les mouvements sont apparents – « on voit le temps se faire », souligne le dirigeant. L’acier a été remplacé par de l’inox, le laiton par du plaqué or… « Nous avons une forte valeur ajoutée sur les matériaux », ajoute-t-il. Travaillant auparavant pour des designers, la Manufacture Vuillemin a désormais sa propre collection, composée d‘une vingtaine de modèles, qui s’étoffe avec 2 ou 3 nouveaux produits chaque année : un modèle dans la tendance déco de l’année, un autre doté d’un mécanisme assez innovant et une collaboration d’envergure avec un artisan d’art "coup de cœur" (ébéniste, marbrier…) dans un rayon géographique très proche.

« Après 40 ans durant lesquels le quartz était à l’honneur, c’est difficile de promouvoir à nouveau l’horloge mécanique », raconte Philippe Vuillemin. Site internet, réseaux sociaux, visites du showroom et de l’usine… La Manufacture s’applique à mettre en situation ses mécanismes horlogers dans une démarche pédagogique. Deux fois par an, elle expose au salon Maison et Objet qui lui donne accès à une clientèle internationale.