Women's Forum 2016

  • Actus
  • 08 décembre 2016
  • Temps de lecture: 2 min

Le Women's Forum de Deauville fait le plein de stars et d'énergie

La conférence qui réunit des femmes d'affaires du monde entier a été particulièrement intense cette année, avec des débats sur les grands sujets du moment mais aussi la venue de plusieurs vedettes.

Elles ont beau être perchées, pour la plupart, sur des talons vertigineux et faire la queue au make up bar, les quelque 1300 participantes du Women's Forum (accompagnées d'une poignée d'hommes), qui se tenait à Deauville du 30 novembre au 2 décembre, sont là pour débattre des grands sujets du moment - du Brexit à l'élection de Donald Trump, en passant par la transformation numérique des entreprises et les politiques à mettre en place pour faire avancer la cause des femmes.

Corner Bpifrance

Pour l'édition 2017, c'est le thème de l'économie du partage - pas toujours équitable - qui avait été choisi comme point d'ancrage d'une conférence qui se décline désormais dans plusieurs pays, du Brésil à la Birmanie, de Dubaï au Mexique. Rançon de la gloire cette année, le Women's Forum servait également de scène de tournage pour le prochain film de Tonie Marshall, Numéro une, campant une ingénieure (jouée par Emmanuelle Devos) poussée par ses paires à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40... Enfin, autre nouveauté, Bpifrance, qui avait son corner dans l'espace Discovery, non loin des salles de conférence, a fait son entrée comme sponsor, à côté des poids lourds que sont Coca Cola, Renault-Nissan, Sanofi, Sodexo ou encore la Fondation L'Oréal, Orange et Michelin.

Des Pdg féministes

Clara Gaymard

« Nous avions changé la date pour l'avoir et il a tenu parole », se félicite Clara Gaymard, la présidente du Women's Forum, en parlant de Muhtar Kent, le CEO de Coca Cola. De fait, alors qu'il avait promis de venir à plusieurs reprises, le patron de Coca était enfin présent à Deauville cette année, pour expliquer « pourquoi je suis un féministe », et détailler les politiques mises en place pour favoriser l'avancement des femmes au sein de l'entreprise comme dans la société en général. D'autres grands patrons sont venus, tel Michel Landel, celui de Sodexo, un habitué du lieu, pour se défier - et se soutenir mutuellement - dans leurs efforts en matière de promotion des femmes dans leur organisation. Tous, en tout cas, sont d'accord : il faut que l'impulsion vienne du haut. « Il faut que le Pdg y croit, sinon les bonnes résolutions se perdent vite », remarque en aparté Florence Gourgeon, lors du dîner. Elle sait de quoi elle parle, puisqu'elle travaille chez Thales, « un univers on ne peut plus masculin... ». Mais les choses avancent, dit-elle. La plupart des orateurs et oratrices, notamment ceux et celles venus d'Europe, estiment que des systèmes contraignants sont nécessaires : grâce à la loi Copé-Zimmermann, adoptée en 2011 en France et imposant des quotas de femmes dans les conseils d'administration, la proportion est passée de 14,5 % avant la loi à plus de 30 % actuellement, un an avant la date butoir pour afficher un pourcentage de 40 %. Et désormais, des voix s'élèvent pour revendiquer le même dispositif dans les comités exécutifs. Après tout, c'est là que se prennent les décisions opérationnelles dans les entreprises, et trop de femmes en sont encore exclues... 

Des témoignages qui donnent la pêche

Au-delà des grands débats, les participantes et participants viennent aussi chercher des témoignages à Deauville.