Les actions de Bpifrance en faveur du cinéma et de l’audiovisuel

Avec son Plan Touch, Bpifrance soutient plus que jamais les industries culturelles et créatives, et plus particulièrement le cinéma et l’audiovisuel. Un secteur qui malgré la crise ne manque pas d’innovation.

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  • 05 juillet 2021
  • Temps de lecture: 2-3 min
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« La French Touch, c’est 110 Md€ et 1,7 millions d’emplois en France », rapporte Damien D’Houdain, directeur de Participations chez Bpifrance. 
En 2020, afin de soutenir les industries culturelles et créatives (ICC), Bpifrance a lancé le Plan Touch, un continuum de financement, d’investissement et d’accompagnement. Au total, plus d’1,45 Md€ ont déjà été mobilisé par Bpifrance pour La French Touch. Un plan dont l’une des verticales majeures sont les secteurs du cinéma et l’audiovisuel. 
A la veille du festival de Cannes, Damien D’Houdain, directeur de Participations chez Bpifrance revient sur les actions de la banque publique d’investissement en faveur du 7e art.  

Bpifrance : Quel soutien apporte Bpifrance aux secteurs du cinéma et de l’audiovisuel ?  

Damien D’Houdain: Au-delà du Plan Touch, le cinéma et l’audiovisuel sont des filières prioritaires pour Bpifrance. En 2020, nous avons déployé plus de 202 M€ en faveur de cette filière grâce à un continuum global via l’ensemble de nos métiers : de la garantie classique des prêts bancaires au financement avec toute notre gamme de prêts, en passant par le financement de l’innovation. 
L’innovation est au cœur de ce plan, et à ce titre un de nos enjeux majeurs est d’accompagner les jeunes entreprises innovantes et créatives qui vont changer les ICC de demain. A ce titre, une nouvelle forme d’innovation a récemment vu le jour, « l’innovation créative », et vient s’inscrire en complément du financement de l’innovation dite « technologique », que Bpifrance propose déjà depuis plusieurs années. C’est donc toute notre "boite à outils"  du financement de l’innovation qui est désormais ouverte aux entreprise des ICC innovantes et ayant une nouvelle proposition de valeur. 

Pour mieux appréhender ces filières et ainsi mieux accompagner leurs besoins d’aide et de financement, une vaste montée en compétence de l’ensemble des métiers Bpifrance a été orchestrée.

B : Et qu’en est-il des fonds propres ?  

DD : Coté fonds propres, on a deux approches. Une première, plus historique, porte sur le financement en capital développement et en capital transmission des acteurs matures de cette filière. La seconde, développée l’année dernière, est un fonds dédié aux startups des ICC, dont le modèle est à la fois créatif et innovant : le fonds Tech & Touch.  

B : Quels sont les partenaires dans cette filière ? 

DD : Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), le ministère de la Culture ainsi que le marché du film du Festival de Cannes. Nous avons d’ailleurs lancé avec le CNC l’accélérateur Cinéma et Audiovisuel afin d’accompagner 23 entreprises performantes du secteur grâce à des modules de conseil (diagnostic d’entée et suivi individuel), de la formation (séminaires thématiques) et de la mise en relation (intégration dans un collectif d’entrepreneurs).

L’objectif, à travers cet accélérateur, est de leur apporter toutes les clés pour accroître leur compétitivité et les aider à se développer en France et à l’international.  

B : Quelle est votre dernière “belle histoire” dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel ?  

DD : C’est celle de l’exportateur de films Playtime. Créée en 1997, l’entreprise s’est toujours concentrée sur le métier d’exportation de films à l’international. Concrètement, la société prend des mandats de vente auprès de producteurs pour ensuite assurer la commercialisation des films partout dans le monde. En 2015, dans le cadre de leur développement, ils se sont rapprochés de Bpifrance pour réaliser une levée de fonds. Un premier tour de financement a donc eu lieu la même année pour un montant total de 8 M€.  

B : 5 ans après votre investissement, où en est l’entreprise ?  

DD : Après cette opération, la société a connu une très belle croissance puisqu’elle a réussi à doubler son chiffre d’affaires et sa rentabilité sur la période de notre investissement. C’est notamment passé par la création d’une filiale en Angleterre (en plus de celles déjà existant en Allemagne et en Belgique) qui a été très performante. Mais la réussite de Playtime tient également dans son positionnement stratégique sur des films à succès, comme « 120 battements par minute ». Chaque année, la société apparaît dans les sélections des plus grands festivals de films.  

Aujourd’hui, un nouveau chapitre est en train de s’écrire pour Playtime. Actuellement dans une phase de pivot, l’entreprise souhaite s’attaquer au domaine de la production. Leur premier bébé, un remake du film « Goodnight Mommy », sera co-produit avec Amazon, une très belle réussite car c’est le premier producteur français à créer un partenariat avec cette plateforme.