Les ETI : tour d'horizon de leurs atouts

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Une catégorie à part entière

Les ETI ne sont ni une catégorie intermédiaire d’entreprises, ni de grosses PME. Leur nom résulte d’une classification à part entière, créée par la loi LME du 4 août 2008.

Elles se définissent comme des entreprises qui n’appartiennent pas à la catégorie des PME (jusqu’à 250 salariés, moins de 50 M€ de CA et total de bilan inférieur à 43 M€), occupent moins de 5 000 personnes et réalisent un total de chiffre d’affaires n’excédant par 1,5 milliards d’euros.

La France en compte près de 4 800 actuellement, dont la plupart ont un profil familial (près des 2/3 sont des entreprises patrimoniales). Autres caractéristiques : elles sont principalement dans le secteur industriel (36,3 %), et situées en région (pour les 2/3).

Des acteurs performants

Mais si la plupart d’entre elles sont plus proches des PME par leur taille (2/3 des ETI ont moins de 500 salariés), elles sont plus près des grandes entreprises en terme de performance !

Elles réalisent aujourd’hui 28 % du chiffre d’affaires cumulé des entreprises françaises, soit un montant de plus de 1 000 milliards d’euros. Et représentent 23 % de l’emploi, soit 3 millions de salariés. 70 % des ETI ont même augmenté leurs effectifs au cours des 5 dernières années, privilégiant l’emploi sur la distribution des dividendes.

Deux leviers de croissance : l’innovation et l’internationalisation

Pour devenir des ETI, ces entreprises ont su actionner deux leviers de croissance : l’innovation et l’international. 80% d’entre elles font en effet de l’export. Et elles représentent à elles seules 34% des exportations françaises.

Quant à l’innovation, 26 % des dépenses de R&D des entreprises en France sont le fait des ETI. Elles ont d’ailleurs le plus fort taux d’investissement (24,6 % en 2012 contre 24,4 % pour les Grandes Entreprises et 16,8 % pour les PME). Et pour y faire face, elles privilégient l'autofinancement (51%) et l'endettement (46%).

* Sources chiffrées : enquête ETI DGCIS-Bpifrance 2013