Meat Me, la charcuterie apéro sud-africaine à la sauce française

La start-up francilienne a adapté aux papilles françaises le biltong, recette traditionnelle de viande séchée, très populaire en Afrique du Sud. Le concept des jeunes entrepreneurs : un produit exotique et bon. Ils comptent d’ailleurs le faire voyager bien au-delà de nos frontières.

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Le biltong ? Derrière ce mot venu de la langue afrikaans - bil, « train arrière », et tong, « lanières » - se cache une charcuterie séchée, marinée et épicée, typique de l’Afrique du Sud. En France, elle est à peine connue. C’est ce qu’avait constaté Thomas Mossino lors d’un échange étudiant en Afrique du Sud, d’où il est revenu avec une idée qui a mûri pour déboucher sur la co-fondation, avec un ami, en juin 2015, de la start-up Meat Me, à l’origine du premier biltong à la française. Autre constat, tiré cette fois-ci d’un sondage Ifop : pour 86 % des Français, il est important de manger des produits sains à l’apéritif. Pauvre en matières grasses, le biltong a des atouts. Le concept d’une charcuterie apéro « plus saine et plus gourmande » était né. Des produits « à la fois nouveaux, terriblement bons et qui invitent au voyage », affirme Marc Du Garreau, l’autre co-fondateur de Meat Me.

Tradition revisitée

Il n’y avait plus qu’à adapter la recette sud-africaine aux papilles des Français. Le bœuf - même si plus d’une viande s’y prête - est séché, puis mariné au vinaigre et aux épices, et coupé finement à la main. La version française a été concoctée de manière un peu moins sèche, moins épicée et salée, tout en étant plus tendre que le biltong sud-africain. Désormais fabriqué de manière artisanale au sud de la Grande Bretagne, à partir de la race écossaise Angus Aberdeen, le biltong de Meat Me se décline en trois recettes. Distribué essentiellement en épiceries fines, fromageries et auprès de cavistes, mais aussi par le biais de la vente en ligne, le produit suscite l’intérêt : près de 17 000 boîtes ont été vendues à ce jour, soulignent les co-fondateurs de la start-up, installée depuis peu dans les locaux de l’accélérateur Comptoir à Montreuil.