Mon métier de Responsable crédit chez Bpifrance

Vous avez déjà eu recours à un emprunt bancaire pour boucler le financement de votre projet, mais connaissez-vous toute l’étendue de l’offre Bpifrance en matière de garantie ? Pas de panique, Adnan KaouKabi, responsable crédit, nous éclaire sur son métier !

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  • 27 août 2021
  • Temps de lecture: 2-3 min
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Un métier de l’ombre. Bpifrance regorge d’outils, de métiers et d’expertises qui accompagnent les entrepreneurs à chaque étape de leur projet. Cela passe le plus souvent par un soutient financier, mais également par la garantie en couvrant 50 à 60 % du concours bancaire qu’ils sollicitent.

Aujourd’hui on vous emmène à la rencontre d’Adnan Kaoukabi, responsable crédit dans la Direction Régionale de Lyon, pour en savoir plus sur son rôle auprès des entrepreneurs et découvrir ses recommandations pour une « rentrée entrepreneuriale » réussie ! 

Bpifrance : C’est quoi au juste un responsable Crédit chez Bpifrance ?

Adnan Kaoukabi : En premier lieu, c’est un manager qui anime une équipe de chargés d’études dont la fonction première est l’instruction des demandes de contre-garantie que nous adressent nos partenaires bancaires. Un responsable crédit contribue également à la réalisation des objectifs de sa direction régionale en renforçant les autres métiers de la Maison. Il s’agit de sourcer, d’instruire, ou co-traiter des dossiers avec des chargés d’affaires. 

Sur le métier de la garantie, il faut savoir que bien souvent, sans notre appui, l’opération ne se fait pas. Notre pôle a donc un rôle central dans le processus de financement et d’accompagnement des entrepreneurs. 

Autre rôle à ne pas négliger, celui d’animateur de la place bancaire. Particulièrement centrale depuis la sortie de crise, cette mission nous permet d’être en contact quotidien avec les banques afin de prendre leur pouls, les tenir au courant de nos actions et favoriser l’émergence de nouveaux projets. 

B : Il y a également un aspect RH très présent.

AD : Effectivement. Notre pôle assure de nombreux recrutements en continu, qu’il s’agisse de stagiaires, d’alternants ou de chargés d’études, qui sont le vivier de demain pour la Maison. Il nous incombe donc d’assurer la qualité et la montée en compétences de ces jeunes pousses pour que les chargés d’études d’aujourd’hui puissent, plus tard, faire gonfler les rangs de nos chargés d’affaires sur tout le territoire. 

B : Comment aidez-vous les entrepreneurs au quotidien ? 

AD : Coté Crédit/Garantie, nos « clients », sont les banques partenaires. Ce sont leurs risques que nous allons couvrir, c’est donc avec elles que nous échangeons majoritairement. Ce qui ne nous empêche pas d'accompagner les entrepreneurs qui nous sollicitent quotidiennement. Lors de ces échanges nous les informons sur nos capacités d’intervention, tous métiers confondus, afin de nous adapter au mieux à leur projet.

B : Vous avez donc un positionnement très transverse 

AD : Tout à fait ! Ce poste me permet d’intervenir concomitamment avec d’autres métiers de la Maison. Mes collaborateurs ont aussi la faculté de prendre en main, en parfaite autonomie des sujets qui concernent d’autres métiers, comme le Financement par exemple. 

B : C’est quoi votre dernière « belle histoire » d’entreprise ? 

AD : Nous avons récemment apporté notre garantie, à hauteur de 50 %, à un partenaire bancaire dans le but de co-financer un projet culturel d’envergure ici à Lyon. Lileo – le projet en question - se positionne comme le nouvel acteur incontournable du spectacle vivant et de l’évènementiel. Son concept : une structure flottante, modulaire, amarrée quai du Rhône, qui sera destinée au spectacle vivant et à la formation professionnelle. 
Un projet qui nous a tout de suite emballés car il colle parfaitement au plan Touch, porté par Bpifrance. De plus, il nous a permis de renforcer notre action conjointe avec l’IFCIC* (Institut pour la Finance du Cinéma et des Industries Culturelles) qui intervient également en garantie sur le projet. 

B : Quels best practices donneriez-vous aux entrepreneurs en cette veille de rentrée ? 

AD : Mon premier best practice tient en deux mots : Bpifrance Création ! J’encourage vivement tous les entrepreneurs et porteurs de projet à se rendre sur ce site. Il est extrêmement bien fait et comporte un nombre incalculable de conseils. Qu’il s’agisse de création et reprise d’entreprise, élaboration de business plan, diagnostic d’entreprise, négociation de compromis de cession… tous ces contenus vous permettrons de remettre le pieds à l’étrier après des vacances bien méritées !

Le second est de ne pas hésiter à nous solliciter bien en amont de votre projet. L’accompagnement que propose Bpifrance, et surtout sa capacité à s’adapter à votre projet, sera beaucoup plus pertinent.
 

IFCIC : organisme qui accompagne toutes les entreprises des secteurs culturels et créatifs