Nicollin, une success story familiale atypique

Basé à Montpellier, le groupe Nicollin est devenu au fil des années l’un des leaders français de la collecte de déchets - tout en se diversifiant. Place maintenant à l'internationalisation.

  • 14 mai 2018
  • Temps de lecture: 2 min

Les gants de boxe de Marcel Cerdan ? Les maillots de Maradona ? Ils sont au musée du sport Nicollin. L'huile d'olive ? Elle vient des terres agricoles que possède le groupe, de même que les taureaux camarguais... Le groupe Nicollin est certes devenu, au fil des années, l'un des leaders français de la collecte de déchets, derrière Veolia et Suez, il reste néanmoins marqué par l'empreinte de Louis (Loulou) Nicollin, fou de sport et prêt à toutes les aventures.

Une affaire 100 % familiale

Aujourd'hui, ses fils, Laurent et Olivier, dirigent une entreprise diversifiée. Avec à l'origine, à la faveur d'une grève des éboueurs, une société de collecte de déchets créée en 1949 à Saint-Fons (Rhône) par leur grand-père Marcel, 

négociant en charbon. Peu de temps après son lancement, la société commence à rayonner dans toute la région.
Et pour mieux conquérir le reste de l'Hexagone, Loulou part implanter l'entreprise à Montpellier sur les conseils paternels, en 1967. Elle y a toujours son siège. De Lens à Limoges en passant par Marseille, Reims, Poitiers ou Royan, le succès est au rendez-vous. Tout ne s'est pas fait en un jour, ni sans accrocs...

Mais toujours est-il que le groupe emploie aujourd'hui 5 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 310 millions d'euros, dont 70 % est réalisé auprès de collectivités et 30 % auprès d’entreprises privées, soit plus de 300 clients au total, pour une activité structurée autour de quatre pôles : environnement (collecte de déchets industriels, déchèteries, traitement, tri et valorisation, propreté urbaine), eau (gestion et assainissement), services (nettoyage industriel, sécurité, espaces verts...), et événementiel (traiteur et réceptions).

Un esprit d'entreprise