Paris 2024 : faire mieux que Tokyo

Les organisateurs de l’événement ont mis un point d’honneur à ce que les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 bénéficient à l’ensemble des entreprises du territoire. Plus de 800 TPE, PME et structures de l’économie sociale et solidaire ont déjà signé un marché olympique.

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  • 17 septembre 2021
  • Temps de lecture: 2-3 min
2024

Les Jeux Olympiques 2024 ont déjà commencé. Alors que les premiers chantiers sont lancés, Paris 2024 souhaite en faire un modèle durable et innovant qui implique un grand nombre d’acteurs. « Bien évidemment, les plus grandes entreprises françaises vont avoir un rôle à jouer pour que ces Jeux soient réussis. Mais si on veut vraiment mettre en avant l'innovation de ce pays, c'est important d'aller chercher les toutes petites entreprises, de l'économie sociale et solidaire, parce que ce sont souvent ces entreprises qui sont au plus près du terrain et qui, au quotidien, mettent en place des solutions qui marchent », développait Tony Estanguet, président de Paris 2024, il y a quelques mois au micro d’Europe 1. 

En ce sens, la Solideo (la Société de livraison des ouvrages olympiques), en charge de la construction des infrastructures pour l’été 2024 et leur reconversion après l’événement, prévoit que « 25 % des marchés de construction et de rénovation des ouvrages olympiques et paralympiques soient réservés aux PME, TPE et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) », affirme Antoine du Souich, directeur de la stratégie et de l'innovation de l’établissement public. 

500 millions d’euros réservés aux TPE PME et ESS

En 2018, la Solideo adopte une charte en faveur de l’emploi et du développement territorial avec des règles strictes qui s’appliquent à l’ensemble des porteurs de projets et aux maîtres d’ouvrage. Au-delà des 25 % des marchés de construction et de rénovation réservés aux PME, TPE et aux entreprises de l’Economie sociale et solidaire, « 10 % des heures travaillées à la réalisation de ces ouvrages seront attribués à des publics éloignés de l’emploi », souligne Antoine du Souich. 

Aujourd’hui, plus de 33 structures de l’ESS et 800 TPE et PME ont signé un marché olympique. Majoritairement représentées par des entreprises d’ingénierie, de travaux de gros œuvres, d’appuis aux chantiers ou encore des bureaux d’études, elles viennent d’une cinquantaine de départements différents qui représentent l’ensemble du territoire français. « On coconstruit avec eux l’ensemble des projets en mettant un point d’honneur à respecter nos ambitions sociales, environnementales et rendre la ville plus accessible ». 

Pour participer à la construction des Jeux, différentes plateformes répertorient l’ensemble des appels d’offres et appels à projets, comme le site « Entreprise 2024 » porté par le Medef, et coconstruit avec la CPME (confédération des petites et moyennes entreprises) et l’U2P (union des entreprises de proximité), ou encore « ESS 2024 », qui est une plateforme de l’association Les Canaux. La Solideo organise également des meet-up entre les donneurs d’ordre et les entreprises innovantes qui souhaitent participer à la réalisation des Jeux. Le prochain aura lieu le 28 septembre. Au total, d’ici 2024, les grands chantiers vont mobiliser plus de 10 000 salariés, au sein du Grand Paris, en Île-de-France, et particulièrement en Seine-Saint Denis.

Des constructions durables et responsables

Les organisateurs des Jeux Olympiques 2024 veulent démontrer qu’il est possible de créer un tel événement en respectant l’environnement. En ce sens, 95 % des infrastructures nécessaires à la tenue des Jeux sont déjà existantes. Des améliorations leur seront apportées pour réduire leur impact carbone. « On veut que ces infrastructures témoignent à l’ensemble du monde d’un vrai changement sur la manière de construire, en cohérence avec les Accords de Paris », assure Antoine du Souich.

La pérennité des constructions est aussi l’un des enjeux principaux de la Solideo. Après les Jeux, le village des athlètes, par exemple, accueillera des logements, des bureaux, des commerces et des infrastructures publiques comme des écoles. « Nous sommes admiratifs de ce qui a été fait à Tokyo mais nous voulons être meilleurs, notamment sur la partie environnementale ». Chaque mois, les équipes de la Solideo vérifient l’évolution de chaque projet pour s’assurer qu’il respecte bien les règles environnementales, sociales et d’innovation fixées par la Charte de 2018. Au-delà de ces critères, le principal reste néanmoins le respect des délais de livraison au 1er janvier 2024. Le rendez-vous est donné.