Smartlab, l’innovation au service du traitement de l’eau

Pouvoir analyser l’eau en ligne et en temps réel ? Ceci est maintenant possible avec Smartlab, un système miniaturisé qui permet de surveiller et de contrôler en ligne les paramètres importants de l'eau. Ce produit est désormais commercialisé depuis mars 2016 par Bürkert.

  • Portraits
  • Temps de lecture: 2 min

La filiale française du groupe allemand Bürkert a dévoilé après 5 ans de développement sa technologie miniaturisée. Ce système permet, en temps réel, de surveiller et de contrôler en ligne tous les paramètres importants de l'eau potable et des eaux résiduaires industrielles (pH, teneur en substances et minéraux dissous, température) grâce à des capteurs.

Chaque capteur surveille un paramètre et se présente sous la forme de cube d'analyse modulable. Un boitier peut en contenir jusqu’à 6 à la fois. Ces derniers sont modifiables sans outil particulier et sans interrompre le fonctionnement de l’appareil.

Un projet collaboratif innovant 

Smartlab est le fruit d’un partenariat entre Bürkert, 3D Plus (entreprise spécialisée dans la miniaturisation et empilage de composants électronique) et le laboratoire du Dr Jean-Luc Galzi de l’Ecole Supérieure de Biotechnologies de l’Université de Strasbourg.

Ce dernier, qui a développé pour ce produit une molécule permettant la détection de bactéries contaminantes, poursuit sa collaboration avec Bürkert pour une 2e phase de travaux visant la mise en place d'un protocole de détection de polluants chimiques.

Bpifrance a accompagné dès 2010 ce projet, évalué à près de 25 millions d'euros, et l’a financé à hauteur de 6,6 millions d'euros.

Un lancement prometteur 

« Cette nouvelle génération de capteurs va très vite s'imposer pour l'analyse de l'eau potable ou l'eau industrielle, mais aussi pour d'autres fluides »  Frédéric Rufi, directeur de la R&D de Bürkert en France.

Frédéric Rufi

Bürkert compte, dès cette année, produire et commercialiser plus d'une centaine d'appareils dans le monde.

Un premier exemplaire a été vendu au Costa Rica - pour une usine de traitement de l'eau -, un autre à Taïwan et un troisième à l'armée française - pour le contrôle de médicaments. Des contrats sont aussi en cours de négociation avec le groupe chimique allemand BASF et plusieurs exploitants de réseaux d'eau en Europe.